Ce matin, je fais des cookies.
Cet après-midi, début de gastro ultra violent. Mais violent. Genre je vais perdre 2 kilos cette nuit si ça continue.
Plus JAMAIS je cuisine du sucré, JAMAIS !
(non sérieux, j'en ai quasiment jamais des gastros ! Coïncidence ? Je n'pense pas)
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dimanche 23 février 2014
lundi 17 février 2014
55. Home Cinema
Ou presque.
Je continue mes séances de vélo elliptique et effectivement, c'est carrément chiant.
Donc, j'ai utilisé mon vidéoprojecteur (oui, le mien, à moi, que j'ai payé avec MES sous au début de ma carrière de pauvre TZR trimballée dans plusieurs bahuts sans jamais d'équipement bien) qui prenait la poussière dans le dressing, j'ai réanimé mon pc qui prenait la poussière sous le lit (il est à moitié mort, le clavier ne marche plus), j'ai ressorti mes baffles qui prenaient la poussière (et qui elles aussi datent du temps où j'avais acheté MON matos de prof) et j'ai chopé une vieille souris qui prenait la poussière dans un carton afin de pouvoir naviguer dans mon pc, même sans clavier. Pas évident mais bon, c'est juste pour l'allumer et lancer un film / des vidéos donc ouf, pas besoin de taper quoi que ce soit.
J'ai installé le bordel, et voilà, maintenant je peux pédaler 45min - 1h tranquilou devant Princess Bride.
Je continue mes séances de vélo elliptique et effectivement, c'est carrément chiant.
Donc, j'ai utilisé mon vidéoprojecteur (oui, le mien, à moi, que j'ai payé avec MES sous au début de ma carrière de pauvre TZR trimballée dans plusieurs bahuts sans jamais d'équipement bien) qui prenait la poussière dans le dressing, j'ai réanimé mon pc qui prenait la poussière sous le lit (il est à moitié mort, le clavier ne marche plus), j'ai ressorti mes baffles qui prenaient la poussière (et qui elles aussi datent du temps où j'avais acheté MON matos de prof) et j'ai chopé une vieille souris qui prenait la poussière dans un carton afin de pouvoir naviguer dans mon pc, même sans clavier. Pas évident mais bon, c'est juste pour l'allumer et lancer un film / des vidéos donc ouf, pas besoin de taper quoi que ce soit.
J'ai installé le bordel, et voilà, maintenant je peux pédaler 45min - 1h tranquilou devant Princess Bride.
Ca sert, d'avoir les murs vides.
Sinon, plus qu'une dizaine de jours avant la fin de mon challenge.
Il sera à moitié réussi puisque j'ai un encours CB mais c'est pas à moi, c'est à cause du green-eyed man qui devait acheter un truc via paypal et comme il n'a pas de compte paypal on a utilisé le mien. Il m'a remboursée, oeuf corse (heureusement que j'ai ce challenge d'ailleurs parce que sinon, je pense que j'aurais craqué et acheté des fringues sur le site diabolique Yesstyle... Oui je me suis retrouvée sur ce site parce que mon challenge no-net est un échec flagrant, j'en parlerai à la fin du mois MAIS je traînasse quand même beaucoup moins sur tous les réseaux sociaux)
Il sera à moitié réussi puisque j'ai un encours CB mais c'est pas à moi, c'est à cause du green-eyed man qui devait acheter un truc via paypal et comme il n'a pas de compte paypal on a utilisé le mien. Il m'a remboursée, oeuf corse (heureusement que j'ai ce challenge d'ailleurs parce que sinon, je pense que j'aurais craqué et acheté des fringues sur le site diabolique Yesstyle... Oui je me suis retrouvée sur ce site parce que mon challenge no-net est un échec flagrant, j'en parlerai à la fin du mois MAIS je traînasse quand même beaucoup moins sur tous les réseaux sociaux)
mardi 27 août 2013
19. Parlotte
Je l'ai déjà dit, je parle, enfin, nous parlons beaucoup, avec le green-eyed man. Beaucoup plus qu'auparavant, plus que ce dont je me serais cru capable. Des choses évidentes, bêtes, profondes, réfléchies, instinctives, personnelles, il est comme ça, il parle, il dit ce qui lui passe par la tête, il jette ses pensées d'un coup, parce que c'est sa nature, c'est comme ça qu'il a toujours été, c'est ce pourquoi je l'admire aussi, moi qui ai toujours eu beaucoup de mal à communiquer.
Ma mère d'ailleurs me l'a dit, pourquoi tu ne m'as pas dit tout ça ("ça" = la stagnation, l'ennui, la frustration de ma relation précédente), pourquoi vous n'en parliez pas, tu as l'air bien maintenant,, il faut que tu parles dès que ça ne va pas, tu as toujours été comme ça. Il me le dit aussi et même si ce n'est pas flagrant, je fais des efforts.
Parfois, il pense que je fais la gueule, mais non, je réfléchis. Je lui répète souvent, si je faisais vraiment la gueule, je ne resterais pas dans la même pièce, je ne viendrais pas le trouver, je ne lui répondrais même pas. Non, c'est juste que c'est ma façon à moi de réagir lorsque je suis face à une situation qui me déplaît.
Il y a déjà eu pas mal de sujets de conversation difficiles. Mon passé et les relations que cela impliquait, ma relation étrange à l'argent (pourquoi dépenser environ 1200€ de cadeaux quand je me plains de ne pas avoir d'argent hein ?), mon appartement. J'ai pris sur moi, lui aussi, nous avons parlé, nous nous sommes compris, avons avancé. Un couple normal. Communiquer, trouver des solutions, s'apaiser.
Le dernier (pour l'instant) point sensible restant, ce sont mes lapins.
Nul ici n'ignore l'affection profonde que j'ai pour eux. Je n'ai pas les mêmes sentiments que j'avais pour Po qui, je pense, restera MON lapin, ce lapin si spécial par son gabarit, son comportement, les liens tissés avec lui. Mais j'aime mes lapins.
Or, le green-eyed man, s'il respecte les animaux, aime encore plus la propreté. On est à la limite du maniaque de la poussière et de la crasse. S'est donc rapidement posé le problème des poils partout et des crottes. Oui. Car 'bouille est sale. Un peu cracra. Je l'ai eu jeune, pas éduqué et j'ai fait des erreurs d'éducation, et 'bouille est sale. Des crottes un peu partout, des pipis de temps à autre. Problème. Betty quant à elle ne me pose pas de soucis, si ce n'est quelques crottouilles parfois et des fuites (elle est vieille, hein). Donc. Afin de limiter les dégâts, j'ai accepté rapidement l'idée de mettre mes lapins en enclos. Pas une cage, mais un enclos, petit par rapport à la liberté totale mais de taille quand même correcte. Ce qui, j'avoue, limite les dégâts. Mais qui me fend aussi un peu le coeur. Betty a toujours vécu auto-enfermée : en raisons de son handicap (ne marche pas sur le parquet et carrelage), on avait beau la mettre dans un espace immense, elle restait sur un tapis. Ca ne la change pas. Bouille en revanche a un peu plus de mal. Heureusement il a un petit étage sur lequel il saute pour se dépenser et j'achèterai des jouets. On passe de la liberté à la semi-liberté. Ils ont toujours droit à des caresses, des légumes frais, des friandises, des mots gneugneux-gnagnas-gnangnan. Je recule un peu avec eux pour mieux avancer dans ma vie.
Car oui, pouvoir limiter la "crasse" et vivre dans un environnement propre et net, ça me fait quand même énormément de bien. Je me dis parfois qu'en revanche, si Po avait toujours été là, le green-eyed man n'aurait jamais pu venir vivre ici. M'enfin.
J'attends avec impatience ma paye. Histoire de voir l'étendue des dégâts.
Bonne nouvelle : le dentiste super sympa du green-eyed man m'a dit que je n'avais pas besoin d'implant (OUF) et comme je suis la copine du neveu d'un très bon ami (l'oncle du green-eyed man est devenu méga pote avec le dentiste et d'ailleurs, on a bu l'apéro après), il me fait quasiment gratuitement mes soins dentaires. Avec les remboursements de la C-Q et la mutu-L, il restera à mes frais 270€ pour DEUX couronnes. Han. Quand je pense que ma dernière couronne m'a coûté 950€ (remboursement : 350€, perte de 600€)... Moi qui pensais devoir avancer 2300€ + 950€ (implant et couronne chez mon ancien dentiste), me voilà fort arrangée.
J'ai donc (je suis désespérante, DESESPERANTE) profité de cette bonne nouvelle pour acheter des trucs inutiles. Je me reprends en main en septembre, promis.
Sinon, l'agreg avance, lentement mais sûrement. Et je n'ai aucune envie de rentrer !
Ma mère d'ailleurs me l'a dit, pourquoi tu ne m'as pas dit tout ça ("ça" = la stagnation, l'ennui, la frustration de ma relation précédente), pourquoi vous n'en parliez pas, tu as l'air bien maintenant,, il faut que tu parles dès que ça ne va pas, tu as toujours été comme ça. Il me le dit aussi et même si ce n'est pas flagrant, je fais des efforts.
Parfois, il pense que je fais la gueule, mais non, je réfléchis. Je lui répète souvent, si je faisais vraiment la gueule, je ne resterais pas dans la même pièce, je ne viendrais pas le trouver, je ne lui répondrais même pas. Non, c'est juste que c'est ma façon à moi de réagir lorsque je suis face à une situation qui me déplaît.
Il y a déjà eu pas mal de sujets de conversation difficiles. Mon passé et les relations que cela impliquait, ma relation étrange à l'argent (pourquoi dépenser environ 1200€ de cadeaux quand je me plains de ne pas avoir d'argent hein ?), mon appartement. J'ai pris sur moi, lui aussi, nous avons parlé, nous nous sommes compris, avons avancé. Un couple normal. Communiquer, trouver des solutions, s'apaiser.
Le dernier (pour l'instant) point sensible restant, ce sont mes lapins.
Nul ici n'ignore l'affection profonde que j'ai pour eux. Je n'ai pas les mêmes sentiments que j'avais pour Po qui, je pense, restera MON lapin, ce lapin si spécial par son gabarit, son comportement, les liens tissés avec lui. Mais j'aime mes lapins.
Or, le green-eyed man, s'il respecte les animaux, aime encore plus la propreté. On est à la limite du maniaque de la poussière et de la crasse. S'est donc rapidement posé le problème des poils partout et des crottes. Oui. Car 'bouille est sale. Un peu cracra. Je l'ai eu jeune, pas éduqué et j'ai fait des erreurs d'éducation, et 'bouille est sale. Des crottes un peu partout, des pipis de temps à autre. Problème. Betty quant à elle ne me pose pas de soucis, si ce n'est quelques crottouilles parfois et des fuites (elle est vieille, hein). Donc. Afin de limiter les dégâts, j'ai accepté rapidement l'idée de mettre mes lapins en enclos. Pas une cage, mais un enclos, petit par rapport à la liberté totale mais de taille quand même correcte. Ce qui, j'avoue, limite les dégâts. Mais qui me fend aussi un peu le coeur. Betty a toujours vécu auto-enfermée : en raisons de son handicap (ne marche pas sur le parquet et carrelage), on avait beau la mettre dans un espace immense, elle restait sur un tapis. Ca ne la change pas. Bouille en revanche a un peu plus de mal. Heureusement il a un petit étage sur lequel il saute pour se dépenser et j'achèterai des jouets. On passe de la liberté à la semi-liberté. Ils ont toujours droit à des caresses, des légumes frais, des friandises, des mots gneugneux-gnagnas-gnangnan. Je recule un peu avec eux pour mieux avancer dans ma vie.
Car oui, pouvoir limiter la "crasse" et vivre dans un environnement propre et net, ça me fait quand même énormément de bien. Je me dis parfois qu'en revanche, si Po avait toujours été là, le green-eyed man n'aurait jamais pu venir vivre ici. M'enfin.
J'attends avec impatience ma paye. Histoire de voir l'étendue des dégâts.
Bonne nouvelle : le dentiste super sympa du green-eyed man m'a dit que je n'avais pas besoin d'implant (OUF) et comme je suis la copine du neveu d'un très bon ami (l'oncle du green-eyed man est devenu méga pote avec le dentiste et d'ailleurs, on a bu l'apéro après), il me fait quasiment gratuitement mes soins dentaires. Avec les remboursements de la C-Q et la mutu-L, il restera à mes frais 270€ pour DEUX couronnes. Han. Quand je pense que ma dernière couronne m'a coûté 950€ (remboursement : 350€, perte de 600€)... Moi qui pensais devoir avancer 2300€ + 950€ (implant et couronne chez mon ancien dentiste), me voilà fort arrangée.
J'ai donc (je suis désespérante, DESESPERANTE) profité de cette bonne nouvelle pour acheter des trucs inutiles. Je me reprends en main en septembre, promis.
Sinon, l'agreg avance, lentement mais sûrement. Et je n'ai aucune envie de rentrer !
mercredi 14 août 2013
17. Beauté & Réflexions
Samedi, je suis de mariage. Son cousin.
Ma mère a donc paniqué car je n'avais « pas de robe et de sac et de chaussures ». Pour réduire les frais, j'ai décidé de reprendre une robe simple, elle m'a file un sac et j'ai acheté des chaussures, quand même.
J'ai aussi coupé mes cheveux (j'ai déjà envie d'y retourner, la coupe ne me satisfait guère) qui avaient des longueurs bien trop aléatoires et des fourches par milliers (en dépit d'une coupe individuelle avec ciseaux spécialisés tous les mois)..
La seul chose qui manquait, c'était le maquillage.
Haha.
Donc déjà, repérer du matos de tartine de gueule pas testé sur les animaux c'était compliqué, mais quand en plus il fallait trouver les teintes appropriées, je vous raconte pas. Internet étant mon ami, on a réussi. Puis, vint l'épreuve fatidique de l'essayage. Ca fait longtemps que je ne me suis plus maquillée, et me retrouver d'un coup devant ma glace avec crème, huile, coton, pinceaux, fard, fond de teint, etc, ça m'a fait un choc.
Bon.
Essai numéro un.
Décrassage de visage, et on y va.
Stop.
Désastre.
Le fond de teint adhère bien à la peau au niveau des joues mais c'est la cata vers le nez. On voit des peaux mortes, des reliefs irréguliers, c'est affreux. J'essaie avec un peu de poudre, ça empire. Bien.
Je nettoie tout ça. A l'évidence, le fond de teint, c'est que pour les nans avec une peau sur le nez impeccable. Ce qui n'est pas mon cas.
Retour sur gogole et les tutos utoube.
Me voilà donc à prendre de bains de vapeur de visage au thé vert, à tester des gommages naturels tomates-sucre ou miel-café (si si) et à faire des patchs agar-agar-lait pas convaincants. Enfin, je passe ma semaine à Mrsll à essaie de me décrasser la gueule et à avoir une peau moins grasse, moche, irrégulière, qui brille et suinte. Evidemment, pas de miracle, rien n'a changé mais bon, sait-on jamais.
Crash test numéro deux hier, en rentrant à Crbv.
En plus, j'étais hyper motivée vu que le soir, je retrouvais J. dont j'étais séparée depuis, ohlala, 1 semaine.
Nettoyage, brossage de narine (si si bis*), hydratation, attente, gommage des jambes en attendant puis épilation, (ouais j't'ai fait la totale hier) et, quand la crème de gueule est absorbée, fond de teint.
Cette-fois j'y suis allée mollo, avec un pinceau, doucement. Ça fait moins de dégâts, et l nez est quand même beaucoup plus acceptable qu'auparavant. Quelques irrégularités restent, des peaux mortes, des contours de pores dilatés et/ou points noirs pas encore vidés (ouais je parle de beauté de façon hyper classe) mais c'est mieux. Je tente un badigeonnage de crème cheloue + rajout fond de teint, ça passe presque nickel. Me iz happy.
Etape numéro deux. Les yeux.
Je re-regarde le tuto d'une meuf asiat' et me lance. Couleur une, deux, trois, machins crayons, je me rate evidemment, je reprends, je m'en fous sur la LENTILLE, je pleure, ça coule, mais au final, OUF PUT*** CA Y EST. C'est pas trop laid, ni trop marqué ni trop léger, tons de vieux rose.
Etape numéro trois, la bouche.
Je me contente d'un baume protecteur pour avoir des lèves douces puis, tout à la fin, un rajout de couleur rose foncé. Chouette, fini.
Je me regarde enfin dans la glace, mais genre, vraiment, pas un seul œil ou 3 cm² de peau en ultra gros plan.
Hum.
J'ai du mal.
J'ai du mal à md reconnaître, moi qui ai vécu trois ans cheveux longs, naturelle (quasiment) sans maquillage, avec lunettes Je me vois cheveux presque courts, maquillée, pomponnée, lentillée, coiffée. J'aime et je n'aime pas. C'est artificiel, mais presque naturel (ça reste léger comme maquillage) et c'est ça, qui me dérange. On pourrait presque croire que c'est naturel. Alors que pas du tout. J'y ai passé environ 3h au total. Le résultat est certes très sympa mais je comprends un peu mieux les filles qui n'arrivent plus à décrocher. Ce genre de maquillage fait doux, ça fait naturel, on n'a pas l'impression d'être tartinée, faussée, vulgarisée, alors forcément, on a envie de « rester comme ça ».Je me trouve bien, soyons honnête. Effrayant, de se dire ça, alors qu'en fait, ce n'est pas vraiment nous.
Je prends une tenue appropriée, J. revient et en me voyant ainsi, tente de trouver le plus de synonymes de « jolie » pendant 1 heure. Plaisir et gêne.
Le soir, je me démaquille.
Je suis soulagée : autrefois, quand je me démaquillais, il existait vraiment un gros décalage entre la gueule maquillée - gueule propre. Pas là. De plus, je n'ai pas mis de mascara donc même au niveau des yeux, ça va. Mais quand même. Y'a une différence.
Ce soir, nous allons chez sa mère. Et j'ai eu l'envie de me maquiller, pour qu'elle aussi me trouve « jolie » et donc, bien pour son fils.
Ma propre mère me disait qu'elle était heureuse parce que je recommençais à prendre soin de moi, parce qu'elle avait bien vu que pendant 3 ans, je me laissais aller.
Je ne sais plus.
Est-ce que je me laissais aller, ou bien est-ce que j'avais appris à m'accepter telle qu'elle ?
J'ai intégré mon végétarisme un peu dans ma façon de consommer (sauf le cuir mais j'en ai déjà parlé) et ne cautionne donc plus les produits testés. Mais j'ai, effectivement, toujours bien aimé m'habiller, me déguiser, porter des chapeaux. Sans suivre la mode, j'aimais « prendre soin de moi ». Ca a disparu pendant 3 ans. Parce que ?
Je change, j'évolue, je reprends des habitudes, j'en perds.
Nous ne sommes pas immuables, nous changeons, au gré des personnes que nous rencontrons, retrouvons. C'est bien. Je peux encore changer et ça me donne de l'espoir.
Au final, peu importe que je me maquille ou pas.
Je veux rester moi-même, respecter mes convictions (animaux,environnement, etc.) et me respecter.
Je peux concilier maquillage léger de temps en temps et visage naturel, tenues jolies et tenues de travail neutres, littérature élitiste et mangas légers. Tous ces aspects différents font partie de ma personne. Je n'ai pas à m'enferme dans un style unique, dans une façade lisse, dans une voie à sens unique. Je peux m'arrêter, me tourner, rebrousser chemin, revenir, avancer, lentement, vite. Je viens à peine de le comprendre.
Mais ça me fait du bien, énormément de bien.
Ma mère a donc paniqué car je n'avais « pas de robe et de sac et de chaussures ». Pour réduire les frais, j'ai décidé de reprendre une robe simple, elle m'a file un sac et j'ai acheté des chaussures, quand même.
J'ai aussi coupé mes cheveux (j'ai déjà envie d'y retourner, la coupe ne me satisfait guère) qui avaient des longueurs bien trop aléatoires et des fourches par milliers (en dépit d'une coupe individuelle avec ciseaux spécialisés tous les mois)..
La seul chose qui manquait, c'était le maquillage.
Haha.
Donc déjà, repérer du matos de tartine de gueule pas testé sur les animaux c'était compliqué, mais quand en plus il fallait trouver les teintes appropriées, je vous raconte pas. Internet étant mon ami, on a réussi. Puis, vint l'épreuve fatidique de l'essayage. Ca fait longtemps que je ne me suis plus maquillée, et me retrouver d'un coup devant ma glace avec crème, huile, coton, pinceaux, fard, fond de teint, etc, ça m'a fait un choc.
Bon.
Essai numéro un.
Décrassage de visage, et on y va.
Stop.
Désastre.
Le fond de teint adhère bien à la peau au niveau des joues mais c'est la cata vers le nez. On voit des peaux mortes, des reliefs irréguliers, c'est affreux. J'essaie avec un peu de poudre, ça empire. Bien.
Je nettoie tout ça. A l'évidence, le fond de teint, c'est que pour les nans avec une peau sur le nez impeccable. Ce qui n'est pas mon cas.
Retour sur gogole et les tutos utoube.
Me voilà donc à prendre de bains de vapeur de visage au thé vert, à tester des gommages naturels tomates-sucre ou miel-café (si si) et à faire des patchs agar-agar-lait pas convaincants. Enfin, je passe ma semaine à Mrsll à essaie de me décrasser la gueule et à avoir une peau moins grasse, moche, irrégulière, qui brille et suinte. Evidemment, pas de miracle, rien n'a changé mais bon, sait-on jamais.
Crash test numéro deux hier, en rentrant à Crbv.
En plus, j'étais hyper motivée vu que le soir, je retrouvais J. dont j'étais séparée depuis, ohlala, 1 semaine.
Nettoyage, brossage de narine (si si bis*), hydratation, attente, gommage des jambes en attendant puis épilation, (ouais j't'ai fait la totale hier) et, quand la crème de gueule est absorbée, fond de teint.
Cette-fois j'y suis allée mollo, avec un pinceau, doucement. Ça fait moins de dégâts, et l nez est quand même beaucoup plus acceptable qu'auparavant. Quelques irrégularités restent, des peaux mortes, des contours de pores dilatés et/ou points noirs pas encore vidés (ouais je parle de beauté de façon hyper classe) mais c'est mieux. Je tente un badigeonnage de crème cheloue + rajout fond de teint, ça passe presque nickel. Me iz happy.
Etape numéro deux. Les yeux.
Je re-regarde le tuto d'une meuf asiat' et me lance. Couleur une, deux, trois, machins crayons, je me rate evidemment, je reprends, je m'en fous sur la LENTILLE, je pleure, ça coule, mais au final, OUF PUT*** CA Y EST. C'est pas trop laid, ni trop marqué ni trop léger, tons de vieux rose.
Etape numéro trois, la bouche.
Je me contente d'un baume protecteur pour avoir des lèves douces puis, tout à la fin, un rajout de couleur rose foncé. Chouette, fini.
Je me regarde enfin dans la glace, mais genre, vraiment, pas un seul œil ou 3 cm² de peau en ultra gros plan.
Hum.
J'ai du mal.
J'ai du mal à md reconnaître, moi qui ai vécu trois ans cheveux longs, naturelle (quasiment) sans maquillage, avec lunettes Je me vois cheveux presque courts, maquillée, pomponnée, lentillée, coiffée. J'aime et je n'aime pas. C'est artificiel, mais presque naturel (ça reste léger comme maquillage) et c'est ça, qui me dérange. On pourrait presque croire que c'est naturel. Alors que pas du tout. J'y ai passé environ 3h au total. Le résultat est certes très sympa mais je comprends un peu mieux les filles qui n'arrivent plus à décrocher. Ce genre de maquillage fait doux, ça fait naturel, on n'a pas l'impression d'être tartinée, faussée, vulgarisée, alors forcément, on a envie de « rester comme ça ».Je me trouve bien, soyons honnête. Effrayant, de se dire ça, alors qu'en fait, ce n'est pas vraiment nous.
Je prends une tenue appropriée, J. revient et en me voyant ainsi, tente de trouver le plus de synonymes de « jolie » pendant 1 heure. Plaisir et gêne.
Le soir, je me démaquille.
Je suis soulagée : autrefois, quand je me démaquillais, il existait vraiment un gros décalage entre la gueule maquillée - gueule propre. Pas là. De plus, je n'ai pas mis de mascara donc même au niveau des yeux, ça va. Mais quand même. Y'a une différence.
Ce soir, nous allons chez sa mère. Et j'ai eu l'envie de me maquiller, pour qu'elle aussi me trouve « jolie » et donc, bien pour son fils.
Ma propre mère me disait qu'elle était heureuse parce que je recommençais à prendre soin de moi, parce qu'elle avait bien vu que pendant 3 ans, je me laissais aller.
Je ne sais plus.
Est-ce que je me laissais aller, ou bien est-ce que j'avais appris à m'accepter telle qu'elle ?
J'ai intégré mon végétarisme un peu dans ma façon de consommer (sauf le cuir mais j'en ai déjà parlé) et ne cautionne donc plus les produits testés. Mais j'ai, effectivement, toujours bien aimé m'habiller, me déguiser, porter des chapeaux. Sans suivre la mode, j'aimais « prendre soin de moi ». Ca a disparu pendant 3 ans. Parce que ?
Je change, j'évolue, je reprends des habitudes, j'en perds.
Nous ne sommes pas immuables, nous changeons, au gré des personnes que nous rencontrons, retrouvons. C'est bien. Je peux encore changer et ça me donne de l'espoir.
Au final, peu importe que je me maquille ou pas.
Je veux rester moi-même, respecter mes convictions (animaux,environnement, etc.) et me respecter.
Je peux concilier maquillage léger de temps en temps et visage naturel, tenues jolies et tenues de travail neutres, littérature élitiste et mangas légers. Tous ces aspects différents font partie de ma personne. Je n'ai pas à m'enferme dans un style unique, dans une façade lisse, dans une voie à sens unique. Je peux m'arrêter, me tourner, rebrousser chemin, revenir, avancer, lentement, vite. Je viens à peine de le comprendre.
Mais ça me fait du bien, énormément de bien.
mardi 9 juillet 2013
9. Constats
Pharmacie.
Une femme enceinte entre. Deux personnes sont en train d'être servies. L'une d'elle finit, la pharmacienne se tourne vers moi, je décline et laisse ma place à la femme enceinte. Au début, elle ne comprend pas, insiste vous-étiez-avant-moi puis je souris un peu gênée, regarde son ventre, elle comprend, sursaute, me dit ensuite merci avec un grand sourire. Merci beaucoup, merci. Merci. Elle le répète environ 7 fois en quelques minutes. Je souris, mais suis dépitée. Allons donc, c'est si exceptionnel que ça ? Laisse ta place aux personnes âgées et aux femmes enceintes, et de manière générale, aux gens qui en ont besoin. Les consignes de ma mère résonnent dans mes oreilles, et si parfois je l'avoue, je ne me levais pas dans le bus car exténuée de ma journée de travail avec mon énorme sac sur le dos, j'ai toujours, toujours suivi l'éducation que j'avais reçue. Voir qu'un geste aussi banal que ça paraît exceptionnel m'attriste.
Boutiques.
Je fais rarement les boutiques, j'ai désormais horreur de ça. Mais là il fallait bien, je voulais quelque chose qui ne s'achète pas en ligne, je le voulais vraiment. J'arrive, entre, commence à faire mon choix. En attendant, la vendeuse part s'occuper d'une autre cliente. Partout, les avertissements Les chèques ne sont pas acceptés. Après avoir tenu la jambe de la vendeuse pendant dix minutes, la femme veut payer par chèque. Refus. Elle râle et s'en va. Pendant que la vendeuse revient vers moi, un homme entre, ni bonjour ni merde, s'accoude sur le comptoir comme un poivrot. Bonjour monsieur, puis-je vous aider ? Un grognement incompréhensible lui répond, elle hoche la tête et finit de m'encaisser. Je paye, lui souhaite bon courage, elle sourit, je pars. Je me souviens des clients de mon père à l'époque, évidemment qu'il y en avait des imbuvables. Mais à ce point ?
Je cède, finis par entrer dans une boutique de vêtements. Il est 11h, il n'y a pas grand monde. J'erre dans les rayons, tombe sur une jolie robe, un jean sympa. Je fouille à la recherche de ma taille. La trouve. Fronce les sourcils. Il y a un souci. Je vérifie, non, c'est bien ma taille. J'essaie. C'est bien trop grand. Je me souviens avoir râlé parce que mes pantalons tombaient, je pensais que le lavage avait eu raison d'eux. Ce n'est pas ça, apparemment. Je me sens bien.
Lit.
Je ne me rappelle plus exactement du début de la conversation. Comment en est-on arrivés là ? La crise de toux et la pointe au coeur étaient des signes, je n'y ai pas fait attention, bien mal m'en a pris. Je suis presque en colère, même si je comprends son point de vue, il n'a pas à dire ce genre de choses sur eux, sur des personnes qui me sont chères, il me demande si je comprends vraiment ce qu'il ressent, je réponds, j'ai juste, je comprends, mais ma colère est toujours là, c'est lui qui ne comprend pas, il n'était pas là il y a dix ans, il ne pouvait pas comprendre, et je lâche cette phrase lourde, dramatique, pour défendre ces personnes et tenter de lui expliquer, de lui faire comprendre qu'il se trompe, et je prononce ces mots insoutenables, ces huit mots atroces qui me renvoient alors à cette période noire, maudite, que je tentais d'oublier, d'entasser, d'enterrer, je me retrouve à 16 ans, devant cette personne, et j'ai mal, j'ai tellement mal, et j'ai peur. Je me retrouve tremblante, en pleurs, et parce qu'il est trop tard, qu'il s'est redressé, angoissé, à peine ces mots prononcés, qu'il est à côté de moi, parce que je lui fais confiance plus qu'à n'importe qui d'autre, je parle, je parle de toutes ces choses qui datent de 10 ans, ces choses que je n'ai même jamais confiées par écrit, à personne. Il écoute, il souffre, il est en colère, il se calme, il me dit que désormais, je dois me servir de ça pour être plus forte, et je pleure, et j'acquiesce, et je serre sa main, fort, très fort, mais j'ai toujours peur. Je parle, il parle, il découvre un peu plus chaque jour mes angoisses, mes faiblesses, mes noirceurs, et pourtant il est toujours là, il me répète ce qu'il m'avait affirmé deux semaines auparavant, et plus le temps passe, plus je sais que c'est lui, ça a toujours été lui, et merde aux clichés romantiques écoeurants.
La nuit passe vite, rêves et cauchemars, souvenirs et hallucinations, j'ai chaud et froid et dors mal. Mais à mon réveil il est encore là, alors je me calme, ferme les yeux, décide d'être plus forte. J'ai encore beaucoup d'efforts à fournir. Mais je sais que je peux y arriver.
Une femme enceinte entre. Deux personnes sont en train d'être servies. L'une d'elle finit, la pharmacienne se tourne vers moi, je décline et laisse ma place à la femme enceinte. Au début, elle ne comprend pas, insiste vous-étiez-avant-moi puis je souris un peu gênée, regarde son ventre, elle comprend, sursaute, me dit ensuite merci avec un grand sourire. Merci beaucoup, merci. Merci. Elle le répète environ 7 fois en quelques minutes. Je souris, mais suis dépitée. Allons donc, c'est si exceptionnel que ça ? Laisse ta place aux personnes âgées et aux femmes enceintes, et de manière générale, aux gens qui en ont besoin. Les consignes de ma mère résonnent dans mes oreilles, et si parfois je l'avoue, je ne me levais pas dans le bus car exténuée de ma journée de travail avec mon énorme sac sur le dos, j'ai toujours, toujours suivi l'éducation que j'avais reçue. Voir qu'un geste aussi banal que ça paraît exceptionnel m'attriste.
Boutiques.
Je fais rarement les boutiques, j'ai désormais horreur de ça. Mais là il fallait bien, je voulais quelque chose qui ne s'achète pas en ligne, je le voulais vraiment. J'arrive, entre, commence à faire mon choix. En attendant, la vendeuse part s'occuper d'une autre cliente. Partout, les avertissements Les chèques ne sont pas acceptés. Après avoir tenu la jambe de la vendeuse pendant dix minutes, la femme veut payer par chèque. Refus. Elle râle et s'en va. Pendant que la vendeuse revient vers moi, un homme entre, ni bonjour ni merde, s'accoude sur le comptoir comme un poivrot. Bonjour monsieur, puis-je vous aider ? Un grognement incompréhensible lui répond, elle hoche la tête et finit de m'encaisser. Je paye, lui souhaite bon courage, elle sourit, je pars. Je me souviens des clients de mon père à l'époque, évidemment qu'il y en avait des imbuvables. Mais à ce point ?
Je cède, finis par entrer dans une boutique de vêtements. Il est 11h, il n'y a pas grand monde. J'erre dans les rayons, tombe sur une jolie robe, un jean sympa. Je fouille à la recherche de ma taille. La trouve. Fronce les sourcils. Il y a un souci. Je vérifie, non, c'est bien ma taille. J'essaie. C'est bien trop grand. Je me souviens avoir râlé parce que mes pantalons tombaient, je pensais que le lavage avait eu raison d'eux. Ce n'est pas ça, apparemment. Je me sens bien.
Lit.
Je ne me rappelle plus exactement du début de la conversation. Comment en est-on arrivés là ? La crise de toux et la pointe au coeur étaient des signes, je n'y ai pas fait attention, bien mal m'en a pris. Je suis presque en colère, même si je comprends son point de vue, il n'a pas à dire ce genre de choses sur eux, sur des personnes qui me sont chères, il me demande si je comprends vraiment ce qu'il ressent, je réponds, j'ai juste, je comprends, mais ma colère est toujours là, c'est lui qui ne comprend pas, il n'était pas là il y a dix ans, il ne pouvait pas comprendre, et je lâche cette phrase lourde, dramatique, pour défendre ces personnes et tenter de lui expliquer, de lui faire comprendre qu'il se trompe, et je prononce ces mots insoutenables, ces huit mots atroces qui me renvoient alors à cette période noire, maudite, que je tentais d'oublier, d'entasser, d'enterrer, je me retrouve à 16 ans, devant cette personne, et j'ai mal, j'ai tellement mal, et j'ai peur. Je me retrouve tremblante, en pleurs, et parce qu'il est trop tard, qu'il s'est redressé, angoissé, à peine ces mots prononcés, qu'il est à côté de moi, parce que je lui fais confiance plus qu'à n'importe qui d'autre, je parle, je parle de toutes ces choses qui datent de 10 ans, ces choses que je n'ai même jamais confiées par écrit, à personne. Il écoute, il souffre, il est en colère, il se calme, il me dit que désormais, je dois me servir de ça pour être plus forte, et je pleure, et j'acquiesce, et je serre sa main, fort, très fort, mais j'ai toujours peur. Je parle, il parle, il découvre un peu plus chaque jour mes angoisses, mes faiblesses, mes noirceurs, et pourtant il est toujours là, il me répète ce qu'il m'avait affirmé deux semaines auparavant, et plus le temps passe, plus je sais que c'est lui, ça a toujours été lui, et merde aux clichés romantiques écoeurants.
La nuit passe vite, rêves et cauchemars, souvenirs et hallucinations, j'ai chaud et froid et dors mal. Mais à mon réveil il est encore là, alors je me calme, ferme les yeux, décide d'être plus forte. J'ai encore beaucoup d'efforts à fournir. Mais je sais que je peux y arriver.
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