Affichage des articles dont le libellé est Blabla. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blabla. Afficher tous les articles

samedi 1 mars 2014

61. Aidémoua

Ceci est un appel à l'aide. Je SAIS que vous, là, les deux nanas qui lisent ce blog, vous avez quelques skills en cuisine. Alors.
Hier j'ai voulu faire des fondants au chocolat (non, ne me demandez pas ce qui m'arrive, je sais pas, en ce moment c'est passion-cuisine chez moi).
J'ai suivi cette recette : >ici< ou ci-dessous :
200g de chocolat noir, 120 g de beurre90 g de sucre5 oeufsdeux cuillères à soupe pleines de farine 
Préparation de la recette Fondant au Chocolat Coeur Coulant :1. Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 7). Beurrez des portions individuelles, ramequins, bols ou tasses, que vous pourrez utiliser au four.2. Cassez le chocolat en morceaux. Mettez 6 carrés de chocolat de côté.3. Faites fondre le chocolat restant avec le beurre, dans une casserole à feu doux.4. Mélangez les oeufs avec le sucre et fouettez jusqu'à obtenir un appareil plus clair et mousseux. Ajoutez ensuite la farine. Versez le chocolat fondu dans la préparation et mélangez bien.5. Versez la pâte dans les moules individuels. Disposez un carré de chocolat dans chacun d'eux et enfoncez-le légèrement pour qu'il disparaisse. Enfournez pendant 9 minutes.
Voilà le résultat :
Ca n'a l'air pas trop laid. Sauf que.
Je les ai faits hier soir, nous ne les avons donc pas mangés de suite, mais ce matin. Constat :
- 180° pendant 9min, trop court/pas assez chaud. A 9 min, c'était encore liquide, impossible à sortir des moules. J'ai donc remis et attendu 12/13 min environ.
- Du coup, cuisson pas trop mal mais beaucoup beaucoup trop dense. Attention, je dis dense, pas "esbrouffe" comme on dit dans le sud. C'était relativement moelleux mais, je sais pas, ouais, dense, c'est le mot. Trop de chocolat ? Trop d'oeufs ? Votre avis ?
- le carré à l'intérieur n'était pas fondu. J'ai utilisé un carré de chocolat noir pâtissier N3stlé. Vous savez pourquoi cet enfoiré n'a pas fondu ? (même si on les a mangés froids, j'imagine qu'il n'a pas fondu hier soir et s'est reconstitué par magie cette nuit) C'est la marque peut-être, faut pas du choco pâtissier ?
Bref voilà.

Si vous avez une recette miracle, des trucs et astuces pour des vrais fondants que quand tu les ouvres avec ta cuiller, le chocolat il dégouline, je suis preneuse.
(... mmm, c'est pour ça que je fais 80min de vélo presque par jour, hein....)

mercredi 19 février 2014

56. Futilité

Esprit de l'économie, protège-moi encore, donne-moi la force de résister à l'achat Martensique compulsif...

dimanche 9 février 2014

52. Disparition

J'ai un peu de mal à tenir mon challenge "disparition du net et optimisation du temps".
J'ai donc procédé à la désinstallation des applications fb, tumblr, twitter, pinterest et jelly splash de mon téléphone. Déjà, ça fait du vide.
Si je perds le réflexe de consulter mes multiples comptes tout le temps via le tel, peut-être que ça m'aidera à me modérer sur l'ordi. Peut-être.
Je vais donc disparaître un peu plus de Fb (déjà que je n'y suis pas souvent), de tumblr (ça va être plus dur mais bon, j'ai vécu 26 ans sans, je pense que je peux y arriver) et de twitter (je ne twittais pas mais m'en servais de fil d'actualités)
Et en plus, je n'update pas trop le blog.
Hum.
J'essaierai de donner signe de vie, de temps en temps.

Sinon, pour m'aider à me tenir à mon challenge 1 livre français 1 livre anglais / mois, le green-eyed man m'a acheté deux bouquins, L'été de Camus et Europa de Romain Gary (c'est lui qui a insisté hein, c'est pas moi qui ai dit ce mois-ci moi j'achète rien alors tu m'achètes des livres steuhplé). Niveau livre anglais, je prends le temps de lire l'édition bilingue d'un recueil de poème de Yeats (La rose et autres poèmes). Si j'ai le temps, je relirai aussi The Road de McCarthy parce que même si j'en ai quasiment pleuré au concours, c'était quand même un bon bouquin que j'avais aimé et ça m'a donné envie de le relire. (A noter que oui, j'ai acheté Camus, que j'ai eu au concours... Voilà voilà)

Sur ce,
bonne fin de week-end !

lundi 30 décembre 2013

47. Pause

Enough of that shit. Let's answer stupid random questions to have a break.
  1. Where were you 3 hours ago? At 10:48am, I was ... here. In my living-room, on my couch, reading some agreg-related shit. 
  2. Who are you in love with? The green-eyed man
  3. Have you ever eaten a crayon? I've never fully eaten a crayon, but I very often chew the pen/pencil/crayon I use. 
  4. Is there anything pink within 10 feet of you? A mug
  5. When is the last time you went to the mall? 3 days ago. Needed to buy litter for my bunnies. And we also bought a toaster. Me iz happy. Me loves nutella toasts. 
  6. Are you wearing socks right now? Nope
  7. Does your family have a car worth over $2,000? (1450 euros) Yeah, I guess so. 
  8. When was the last time you drove out of town? I have NEVER driven out of town. 
  9. Have you been to the movies in the last 5 days? No. 
  10. Are you hot? ... No
  11. What was the last thing you had to drink? Apple-kiwi-mandarin juice this morning. 
  12. What are you wearing right now? Ugly over-size sweat and blue pajama bottoms. 
  13. Do you wash your car or let the car wash do it?  "Car"? 
  14. Last food that you ate? Leonidas chocolate. 
  15. Where were you last week at this time? Last Monday, 1:55PM : same place.
  16. Have you bought any clothing items in the last week? Yes... T-T 
  17. When is the last time you ran? Ran? You mean, RAN? Like, run/ran/run? HAHAHA.
  18. What’s the last sporting event you watched? (shame) soccer... PSG-Lille... (SHAME)
  19. What is your favorite animal? BUNNIES & CATS & OWLS 
  20. Your dream vacation? Mongolia
  21. Last person’s house you were in? My parents'
  22. Worst injury you’ve ever had? Good question. 
  23. Have you been in love? Yes
  24. Do you miss anyone right now? No
  25. Last play you saw? ... Shakespeare. Measure for Measure. Yuck.  
  26. What is your secret weapon to lure in the opposite sex? Good question (bis)
  27. What are your plans for tonight? Sleeping
  28. Who is the last person you sent a MySpace message or comment? "Myspace"???? Seriously?
  29. Next trip you are going to take? To my bathroom. Need a shower. 
  30. Ever go to camp? No. Well, yeah, but i just don't really remember anything about that. Was a kid. 
  31. Were you an honor roll student in school? Nope
  32. What do you want to know about the future? Euromillion results
  33. Are you wearing any perfume or cologne? Negative
  34. Are you due sometime this year for a doctor’s visit? No
  35. Where is your best friend?  Hummm
  36. How is your best friend? Hummm (bis)
  37. Do you have a tan? I hope I don't.
  38. What are you listening to right now? Monsieur, playing his game.
  39. Do you collect anything? Bunny pics
  40. Who is the biggest gossiper you know?  Don't know. Don't like gossipers, avoid them
  41. Last time you got stopped by a cop or pulled over? 2 years ago. Was riding my bike, cops stopped me and checked the inside of my bag, looking for drugs. 
  42. Have you ever drank your soda from a straw? Yes
  43. What does your last text message say? Something nice
  44. Do you like hot sauce? Yeeeeeees
  45. Last time you took a shower? Yesterday
  46. Do you need to do laundry? HELL YEAH THIS IS GREAT I HAD TOTALLY FORGOTTEN ABOUT THAT
  47. What is your heritage? South Korean and... Korean..?
  48. Are you someone’s best friend? Good question
  49. Are you rich? in my dreams, yeah
  50. What were you doing at 12AM last night? Watching the end of "I saw the Devil" with Monsieur and thinking that Korean movies are really filthy
This is funny. Please answer those questions on your blog or on your tumblr!
(yeah, this is for your, Bunny) (wish i could say the same thing to you, Llewella, but i know you're dying from work and work and work and more work... Oh, and work.  )

mercredi 28 août 2013

20. Nullité

OK.
Va quand même falloir m'expliquer pourquoi un jour, je calcule mes sous restants/dépenses qui arrivent, et j'arrive à un déficit à 4 chiffres (oui oui) et le jour d'après, je retombe à un déficit à 3 chiffres beaucoup plus raisonnable (genre 3 fois moins grave).
Euh ?

Je suis si nulle que ça ? Quand j'ai fait le calcul catastrophique, j'avais pourtant pas inclus les dépenses dentaires pharaoniques qui arrivent...

Bon.

Je referai le calcul demain ( *soupir* ) mais si c'est ça, si c'est le bon compte, je suis soulagée quand même. Je suis toujours dans le rouge mais un peu moins, genre rose un peu fuschia. Pas rouge communiste fluo.

Avec un peu de chance, en octobre je reprendrai une comptabilité normale.

*espoir*

mardi 27 août 2013

19. Parlotte

Je l'ai déjà dit, je parle, enfin, nous parlons beaucoup, avec le green-eyed man. Beaucoup plus qu'auparavant, plus que ce dont je me serais cru capable. Des choses évidentes, bêtes, profondes, réfléchies, instinctives, personnelles, il est comme ça, il parle, il dit ce qui lui passe par la tête, il jette ses pensées d'un coup, parce que c'est sa nature, c'est comme ça qu'il a toujours été, c'est ce pourquoi je l'admire aussi, moi qui ai toujours eu beaucoup de mal à communiquer.
Ma mère d'ailleurs me l'a dit, pourquoi tu ne m'as pas dit tout ça ("ça" = la stagnation, l'ennui, la frustration de ma relation précédente), pourquoi vous n'en parliez pas, tu as l'air bien maintenant,, il faut que tu parles dès que ça ne va pas, tu as toujours été comme ça. Il me le dit aussi et même si ce n'est pas flagrant, je fais des efforts.
Parfois, il pense que je fais la gueule, mais non, je réfléchis. Je lui répète souvent, si je faisais vraiment la gueule, je ne resterais pas dans la même pièce, je ne viendrais pas le trouver, je ne lui répondrais même pas. Non, c'est juste que c'est ma façon à moi de réagir lorsque je suis face à une situation qui me déplaît.
Il y a déjà eu pas mal de sujets de conversation difficiles. Mon passé et les relations que cela impliquait, ma relation étrange à l'argent (pourquoi dépenser environ 1200€ de cadeaux quand je me plains de ne pas avoir d'argent hein ?), mon appartement. J'ai pris sur moi, lui aussi, nous avons parlé, nous nous sommes compris, avons avancé. Un couple normal. Communiquer, trouver des solutions, s'apaiser.
Le dernier (pour l'instant) point sensible restant, ce sont mes lapins.

Nul ici n'ignore l'affection profonde que j'ai pour eux. Je n'ai pas les mêmes sentiments que j'avais pour Po qui, je pense, restera MON lapin, ce lapin si spécial par son gabarit, son comportement, les liens tissés avec lui. Mais j'aime mes lapins.
Or, le green-eyed man, s'il respecte les animaux, aime encore plus la propreté. On est à la limite du maniaque de la poussière et de la crasse. S'est donc rapidement posé le problème des poils partout et des crottes. Oui. Car 'bouille est sale. Un peu cracra. Je l'ai eu jeune, pas éduqué et j'ai fait des erreurs d'éducation, et 'bouille est sale. Des crottes un peu partout, des pipis de temps à autre. Problème. Betty quant à elle ne me pose pas de soucis, si ce n'est quelques crottouilles parfois et des fuites (elle est vieille, hein). Donc. Afin de limiter les dégâts, j'ai accepté rapidement l'idée de mettre mes lapins en enclos. Pas une cage, mais un enclos, petit par rapport à la liberté totale mais de taille quand même correcte. Ce qui, j'avoue, limite les dégâts. Mais qui me fend aussi un peu le coeur. Betty a toujours vécu auto-enfermée : en raisons de son handicap (ne marche pas sur le parquet et carrelage), on avait beau la mettre dans un espace immense, elle restait sur un tapis. Ca ne la change pas. Bouille en revanche a un peu plus de mal. Heureusement il a un petit étage sur lequel il saute pour se dépenser et j'achèterai des jouets. On passe de la liberté à la semi-liberté. Ils ont toujours droit à des caresses, des légumes frais, des friandises, des mots gneugneux-gnagnas-gnangnan. Je recule un peu avec eux pour mieux avancer dans ma vie.
Car oui, pouvoir limiter la "crasse" et vivre dans un environnement propre et net, ça me fait quand même énormément de bien. Je me dis parfois qu'en revanche, si Po avait toujours été là, le green-eyed man n'aurait jamais pu venir vivre ici. M'enfin.

J'attends avec impatience ma paye. Histoire de voir l'étendue des dégâts.
Bonne nouvelle : le dentiste super sympa du green-eyed man m'a dit que je n'avais pas besoin d'implant (OUF) et comme je suis la copine du neveu d'un très bon ami (l'oncle du green-eyed man est devenu méga pote avec le dentiste et d'ailleurs, on a bu l'apéro après), il me fait quasiment gratuitement mes soins dentaires. Avec les remboursements de la C-Q et la mutu-L, il restera à mes frais 270€ pour DEUX couronnes. Han. Quand je pense que ma dernière couronne m'a coûté 950€ (remboursement : 350€, perte de 600€)... Moi qui pensais devoir avancer 2300€ + 950€ (implant et couronne chez mon ancien dentiste), me voilà fort arrangée.

J'ai donc (je suis désespérante, DESESPERANTE) profité de cette bonne nouvelle pour acheter des trucs inutiles. Je me reprends en main en septembre, promis.

Sinon, l'agreg avance, lentement mais sûrement. Et je n'ai aucune envie de rentrer !


mardi 9 juillet 2013

9. Constats

Pharmacie.
Une femme enceinte entre. Deux personnes sont en train d'être servies. L'une d'elle finit, la pharmacienne se tourne vers moi, je décline et laisse ma place à la femme enceinte. Au début, elle ne comprend pas, insiste vous-étiez-avant-moi puis je souris un peu gênée, regarde son ventre, elle comprend, sursaute, me dit ensuite merci avec un grand sourire. Merci beaucoup, merci. Merci. Elle le répète environ 7 fois en quelques minutes. Je souris, mais suis dépitée. Allons donc, c'est si exceptionnel que ça ? Laisse ta place aux personnes âgées et aux femmes enceintes, et de manière générale, aux gens qui en ont besoin. Les consignes de ma mère résonnent dans mes oreilles, et si parfois je l'avoue, je ne me levais pas dans le bus car exténuée de ma journée de travail avec mon énorme sac sur le dos, j'ai toujours, toujours suivi l'éducation que j'avais reçue. Voir qu'un geste aussi banal que ça paraît exceptionnel m'attriste.

Boutiques.
Je fais rarement les boutiques, j'ai désormais horreur de ça. Mais là il fallait bien, je voulais quelque chose qui ne s'achète pas en ligne, je le voulais vraiment. J'arrive, entre, commence à faire mon choix. En attendant, la vendeuse part s'occuper d'une autre cliente. Partout, les avertissements Les chèques ne sont pas acceptés. Après avoir tenu la jambe de la vendeuse pendant dix minutes, la femme veut payer par chèque. Refus. Elle râle et s'en va. Pendant que la vendeuse revient vers moi, un homme entre, ni bonjour ni merde, s'accoude sur le comptoir comme un poivrot. Bonjour monsieur, puis-je vous aider ? Un grognement incompréhensible lui répond, elle hoche la tête et finit de m'encaisser. Je paye, lui souhaite bon courage, elle sourit, je pars. Je me souviens des clients de mon père à l'époque, évidemment qu'il y en avait des imbuvables. Mais à ce point ?

Je cède, finis par entrer dans une boutique de vêtements. Il est 11h, il n'y a pas grand monde. J'erre dans les rayons, tombe sur une jolie robe, un jean sympa. Je fouille à la recherche de ma taille. La trouve. Fronce les sourcils. Il y a un souci. Je vérifie, non, c'est bien ma taille. J'essaie. C'est bien trop grand. Je me souviens avoir râlé parce que mes pantalons tombaient, je pensais que le lavage avait eu raison d'eux. Ce n'est pas ça, apparemment. Je me sens bien.

Lit.
Je ne me rappelle plus exactement du début de la conversation. Comment en est-on arrivés là ? La crise de toux et la pointe au coeur étaient des signes, je n'y ai pas fait attention, bien mal m'en a pris. Je suis presque en colère, même si je comprends son point de vue, il n'a pas à dire ce genre de choses sur eux, sur des personnes qui me sont chères, il me demande si je comprends vraiment ce qu'il ressent, je réponds, j'ai juste, je comprends, mais ma colère est toujours là, c'est lui qui ne comprend pas, il n'était pas là il y a dix ans, il ne pouvait pas comprendre, et je lâche cette phrase lourde, dramatique, pour défendre ces personnes et tenter de lui expliquer, de lui faire comprendre qu'il se trompe, et je prononce ces mots insoutenables, ces huit mots atroces qui me renvoient alors à cette période noire, maudite, que je tentais d'oublier, d'entasser, d'enterrer, je me retrouve à 16 ans, devant cette personne, et j'ai mal, j'ai tellement mal, et j'ai peur. Je me retrouve tremblante, en pleurs, et parce qu'il est trop tard, qu'il s'est redressé, angoissé, à peine ces mots prononcés, qu'il est à côté de moi, parce que je lui fais confiance plus qu'à n'importe qui d'autre, je parle, je parle de toutes ces choses qui datent de 10 ans, ces choses que je n'ai même jamais confiées par écrit, à personne. Il écoute, il souffre, il est en colère, il se calme, il me dit que désormais, je dois me servir de ça pour être plus forte, et je pleure, et j'acquiesce, et je serre sa main, fort, très fort, mais j'ai toujours peur. Je parle, il parle, il découvre un peu plus chaque jour mes angoisses, mes faiblesses, mes noirceurs, et pourtant il est toujours là, il me répète ce qu'il m'avait affirmé deux semaines auparavant, et plus le temps passe, plus je sais que c'est lui, ça a toujours été lui, et merde aux clichés romantiques écoeurants.
La nuit passe vite, rêves et cauchemars, souvenirs et hallucinations, j'ai chaud et froid et dors mal. Mais à mon réveil il est encore là, alors je me calme, ferme les yeux, décide d'être plus forte. J'ai encore beaucoup d'efforts à fournir. Mais je sais que je peux y arriver.

lundi 8 juillet 2013

7. Complétude

Mouais, déjà, rien que la lecture du titre devrait vous faire frissonner. Je vais essayer de faire court et abrégé, histoire de ne pas me (vous) noyer dans la gnangnanitude insupportable des meufs temporairement heureuses.
Donc, nous sommes partis jeudi soir. J'ai fait la connaissance de la circulation en soirée sur le périph', une grande histoire. Pour une meuf comme moi qui exècre la voiture et se déplace en vélo-pédalo-petons, c'était une grande première. Des voitures, des files immobiles, des bouchons, des gens qui conduisent mal et des deux roues qui me font ultra peur. Sérieux quand je suis sur mon vélo, je ne conduis pas comme ça, comment ils font pour rester en vie les gens ?
On part donc jeudi soir vers 18h, on arrive à Cnns vers 22h30, imagine comment j'ai kiffé. 4h30 de route. Surtout qu'il a une conduite certes sûre mais certes sportive. Genre sur les routes de campagne qu'il connait depuis qu'il est môme, il se lâchait. Moi aussi, mais pas de la bonne manière. Je me suis pourtant vite habituée. La confiance, sûrement. Si ça avait été mon père au volant, j'aurais hurlé à la mort. Sans blague.
J'ai fait la connaissance de sa mère, ses grands-parents, deux de ses oncles, maisons de campagne gigantesques, je comprends qu'il se sente étouffé-opprimé-compressé dans son 45m² parisien en coloc.
Je renoue avec la nature. La vraie. Celle qui se peint sur les toiles, avec des champs de blé et d'orge immenses, la forêt humide et le ciel où je peux voir les étoiles. La nuit, pas un bruit. On croise des tracteurs, des petits vieux du village, je suis en vacances, dans « son » village et je me sens bien.
Le vendredi, je visite Trs, j'aime beaucoup. On se balade, on boit du champagne tout le temps le soir autour d'un bbq, le samedi on aide un de ses vieux copains à déménager. 5 camions sont nécessaires (heureusement on en avait 2), à la fin, je me rends compte que j'ai des muscles dans les bras, et j'ai mal. Des bleus fleurissent un peu partout sur mes jambes, mais je m'en tire vivante. Le soir, bbq encore, je m'habitue grave à boire du champagne comme de l'eau, c'est mal. Le dimanche, on va sa balader vers le château de Maulnes, fermé le matin. J'ai des souvenirs qui me reviennent plein la gueule, dans la forêt, les sentiers humides, les ronces sauvages et les framboisiers. Je repense beaucoup à la belle époque, quand j'avais 10 ans et qu'on partait en vacances avec mes grands-parents à Pisançon. Même topo. Village minuscule (mais pas de champagne), vaches, tracteurs, balades en forêt. Je ne suis pas triste en pensant à mon grand-père, même si la nostalgie est bel et bien présente. Nous repartons sur Paris le soir, bonne route, un périph' presque fluide, on arrive vers 23h30, couchés, dodo.

Il est au travail en ce moment, je squatte son appartement. Ce matin je suis passée voir mes lapins et M. à Crbv. En arrivant, je vois qu'il a débuté les cartons, j'ai une sensation bizarre dans l'estomac. Mélange de culpabilité, d'appréhension pour lui, mais la culpabilité est gagnante. M. ne sait pas que je suis avec quelqu'un, et je n'aime pas mentir. Mais je n'arrive pas. Je n'arrive pas à lui dire, à lui qui a si peu confiance en lui, que je suis partie pour quelqu'un d'autre. Je l'ai vécu, c'est tellement, tellement douloureux. Ce n'est pas une excuse, mais ma mère me dit que je n'ai pas à me sentir coupable. Nous menons deux vies séparées désormais, je n'ai pas à tout lui dire. Je repars, espère qu'il pourra avoir l'appartement qu'il a repéré. La route, le transilien, les gens, mon sac de linge. Retour à l'appart' parisien. La mère au téléphone qui me demande s'il est sympa et surtout, de quel signe il est. J'arrive à Mrsll samedi, je lui réponds qu'elle verra bien s'il est sympa. Ma grand-mère me demande s'il est charmant, même réponse. Mon autre grand-mère me demande si je suis heureuse, et là je réponds oui.

Autrefois, quand nous étions ensemble à Mrsll il y a de ça 5 ans, j'avais peur. Peur d'être moi, peur d'être stupide, peur d'être laide, peur qu'il se rende compte de mes défauts, peur. Ce n'est plus le cas. Il remarque une cicatrice sur la fesse, un poil solitaire ultra laid sous mon menton, mes jambes ne sont pas bien épilées, et plein d'autres trucs pas super féminins du tout. Mais je n'ai plus peur de lui montrer. J'ai quand même vachement mûri. Et rien que pour ça je suis fière de moi.

J'ai déjà dit que nous parlions beaucoup. Nous continuons. Ca me rassure et m'apaise. Voilà. Je n'ai pas besoin de dire autre chose pour l'instant.

Je continue de fumer mais essaie de diminuer pour arrêter vite. J'avais repris sous l'effet du stress et quand on reprend, on redevient encore plus accro, mais je veux arrêter vite. J'avais pas trop mal réussi il y a trois ans, j'ai plutôt confiance.

J'ai acheté des bouquins sur Roosevelt. Pas passionnant, mais ça va, c'est moins pire que Wharton.

Je dois apprendre à gérer ma thune.
En juin je m'étais lâchée AVANT de me séparer de M. et de lui dire d'arrêter de payer le loyer. Du coup, les Doc à 180€, le collier Vivienne à 100€ et toutes les autres petites conneries achetées sans faire trop attention, elles me font un peu mal. Grand coup de pied dans mon compte ce mois-ci. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai hâte que mon anniversaire arrive et renfloue les caisses. J'espère toucher la quinzaine d'heures supp' dûes en juillet, aussi.
Ca me permettra de reprendre un rythme financier normal. Il faudra que je revoie mon budget parce que payer 880€ seule, ça va me faire un choc, quand même (non parce que finalement, je ne pourrai jamais accepter que mes parents me filent 100e / mois pour m'aider). On verra bien ce que ça donne. Si c'est trop dur, je déménagerai l'année prochaine.

J'ai hâte de réaménager mon appartement.

J'ai hâte de descendre à Mrsll.

J'ai hâte d'être à demain. Et ça, c'est vachement bien.

jeudi 4 juillet 2013

6. Frilosité

Nous sommes le 4 juillet et j'ai froid. J'ai un PULL putain. Je répète : nous sommes le 4 PUTAIN DE JUILLET.
J'ai sûrement pas envie de me fondre et d'être une larve dès que je dois marcher plus de 4 minutes mais sérieusement, un peu de beau temps ça m'aiderait à me motiver.
Je dois sortir pour aller acheter des livres drôles (hahaha) sur Roosevelt et j'appréhende parce que j'ai FROID. Ah bah elle est loin, l'époque où j'étais en chemise au marché de Noël à Aix. Je suis devenue frileuse, moi qui me vantais tant de ma résistance au froid. Déception.

Je m'habitue à HD (auteur agreg), toujours pas à Frances Burney ni Wharton. Dire que je vais devoir les relire...  Je passe à la linguistique et la civi, ça me changera un peu. En espérant que je trouve des livres sympas. Ce soir, je pars. Je reviens dimanche soir. Le coeur qui bat, tout ça tout ça.

dimanche 23 juin 2013

4. Bon sens

Le bon sens, ça serait de manger avant d'aller me mettre une mine avec mes collègues ce soir.
Sauf que malgré ma faim, je n'ai toujours envie de rien.
J'ai ressorti mon gilet d'homme et mes chaussures à talon rouge p*te.
Histoire de continuer sur la lignée des souvenirs qui font un peu mal .