Affichage des articles dont le libellé est aie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est aie. Afficher tous les articles

vendredi 3 janvier 2014

49. Fail

Bon, le challenge 20 euros / mois est perdu (youhou j'ai tenu 2 jours) parce que je suis allée acheter des chocolats pour mes "beaux-parents" que nous allons voir ce week-end, que je dois trouver un cadeau pour l'anniversaire de ma mère (et un beau, vu qu'elle n'a pas été trop gâtée à Noël) et que j'ai acheté des habits. HUMHUM.
Mais en faisant mes comptes, ça ne devrait pas trop empiéter sur le budget, vu que le changement de mensualisation des impôts ne sera effectif qu'en février (j'ai augmenté les mensualisations à 200€).

Du coup je me suis fixé un challenge débile : avoir 0€ de débit sur la CB en février.
Comme j'ai une carte à débit différé, il faut donc que j'arrête tout achat à partir (environ) du 23 janvier.
Ayant anticipé le cadeau de la madre, ça devrait être jouable, j'ai -normalement- rien de prévu en achat obligatoire en février.

En parlant de février...
Le green-eyed man va sûrement partir 2 semaines au Japon (cet enc**********) pour le boulot. Genre. Putain.
On a évoqué l'idée de partir ensemble (autant profiter de l'hôtel payé) mais son entreprise aime bien lui dire "hey, dans deux jours tu vas à pétaouchnok, prends les billets !" donc prendre un aller-retour France-Jp au dernier moment, ça me ferait trop mal au derche, je pense, et l'idée a vite été annulée à mon grand regret...

Voilà.
Rendez-vous fin février (enfin, sûrement avant hein) pour voir si j'suis arrivée à tenir un mois  sans rien acheter !
Challenge sympa, non ? J'ai hâte de le commencer, en fait :)



lundi 30 décembre 2013

[G] Tristitude

Ca faisait longtemps, un billet purement Agregalère.
J'ai fini le bouquin de civi. Yay.
Faut maintenant relire les notes, fiches, apprendre les dates et faire au moins un sujet de dissert.
Pas yay.

J'ai voulu faire autre chose pour me détendre. Genre, de la trad'.
Voilà l'bousin :

That fast now : tomorrow, and the railroad did run unbroken from Memphis to Carolina, the light-wheeled bulb-stacked wood-burning engines shrieking among the swamps and cane-brakes where bear and panther still lurkerd, and through the open woods where browsing deer still drifted in pale bands like unwinded smoke : because they – the wild animals, the beasts – remained , they coped, they would endure ; a day, and they would flee, lumber, scuttle across the clearings already overtaken and relinquished by the hawk-shaped shadows of mail planes ; they would endure, only the wild men were gone ; indeed, tomorrow, and there would be grown men in Jefferson who could not even remember a drunken Indian in the jail ; another tomorrow – so quick, so rapid, so fast – and not even a highwayman anymore of the old true sanguinary girt and tradition of Hare and Mason and the mad Harpes ; even Murrell, their thrice-compounded heir and apotheosis, who had taken his heritage of simple rapacity and bloodlust and converted it into a bloody dream of outlaw-empire, was gone, finished, as obsolete as Alexander, checkmated and stripped not even by man but by Progress, by a pierceless front of middleclass morality, which refused him even the dignity of execution as a felon, but instead merely branded him on the hand like an Elizabethan pickpocket – until all remained of the old days for the jail to incarcerate was the runaway slave, for his little hour more, his little minute yet while the time, the land, the nation, the American earth, whirled faster and faster toward the plunging precipice of its destiny.


That fast, that rapid : a commodity in the land now which until now had dealt first in Indians : then in acres and sections and boundaries : - an economy : Cotton : a king : omnipotent and omnipresent : a destiny of which (obvious now) the plow and the axe had been merely the tools ; not plow and axe which had effaced the wilderness, but Cotton : petty globules of Motion weightless and myriads even in the hand of a child, incapable even of wadding a rifle, let alone of charging it, yet potent enough to sever the very taproots of oak and hickory and gum, leaving the acre-shading tops to winter and vanish in one single season beneath that fierce minted glare ; not the rifle nor the plow which drove at last the bear and deer and panther into the last jungle fastness of the river bottoms, but Cotton ;

William Faulkner, Requiem for a Nun. 

Haha. Haha.

Ouais, deux phrases. 
Mais deux tonnes de larmes. 

En ce moment, tous les textes, version_thème, que je bosse, me donne cette impression d'impossibilité sadique et déprimante. 

GRAHOUHMARRE. 
Voilà. 




lundi 23 décembre 2013

45. Greuh

Je suis en vacances.
Monsieur aussi.
Sauf qu'il doit se lever tôt pour aller payer le parcmètre.
Le réveil sonne à 6h45.
6 HEURES QUARANTE CINQ.
En VACANCES.
Monsieur revient : il avait déjà un pv car son étiquette d'assurance est périmée.

Greuh.

dimanche 22 décembre 2013

44. Drames

Alors que j'avais un bon rythme de travail, voilà que je suis à court de feuilles pour ficher le reste du livre de civilisation  britannique.
Un dimanche.
C'est horrible. Être coupée dans son élan à cause d'un problème matériel...
Un vrai drame.

J'ai donc enchaîné sur une version. A la lecture, je m'aperçois que je connais ce texte : je l'ai déjà traduit ou alors je l'ai déjà lu. Tant pis, ça ne fait pas de mal de retravailler des problèmes de traduction avec un an ou deux de recul. Je traduis. Et je ne trouve pas la correction.
Un vrai drame.

Il est 17h. Je viens de fouiller blogspot pour essayer de comprendre pourquoi, par deux fois, ce méchant site a bouffé deux commentaires. Je n'ai pas trouvé.
Un vrai drame.

Il est 17h01. Je ne sais pas quoi faire : civi US ? Thème ? Lexique ? Linguistique ? Phonologie ? Fiches de littérature ? TROP DE CHOSES.
Un vrai drame.

Sinon, c'est les vacances.
Je kiffe.

Yeah.

mercredi 6 novembre 2013

31. Questions

Rentrée.
Rentrée, le lundi 4, après un très bon week-end en Hollande.
Rentrée, un lundi pluvieux et gris, froid et maussade, comme l'humeur, triste et chagrine.

Rentrée dans le bruit, les cris, les insultes, les collègues qui parlent fort, si fort, et racontent des choses dont je me moque éperdument mais hé, sociabilisons, intéressons-nous à leur vacances, rions en apparence lorsqu'elle dit sa hâte d'aller au ski, lorsqu'il raconte ses gâteaux fourrés de substance illicite, crions en classe, mettons-nous de la craie partout, et rentrons le soir, oui, rentrons, pour se poser une question, une unique question, c'est ça ?

C'est ça, mon métier, mes futures quarante années à venir, c'est pour ça que je me morfonds, m'arrache les cheveux, me prive de ce qui me plaît vraiment depuis tant de temps, c'est pour ça ?

Tout d'un coup, la fatigue, la pression, l'horreur qui tombent sur les épaules.

Plus envie.

Plus envie de passer ce concours, pour être... encore prof.

Une gêne, une envie, un regret, une plainte, une sensation dérangeante s'était éveillée lorsque j'avais à peine effleuré mes pinceaux, pour faire le space invader. Depuis, elle est là, encore, toujours. Un regret latent, permanent, des phrases qui hantent, qui reviennent, je suis heureuse, oui, peut-être pas épanouie, non, il me manque, ce temps à moi, pour moi, que je dénigre depuis longtemps.

Toujours, partout, tout le monde,  ça vaut le coup, accroche-toi, même si tu ne l'as pas cette année tu apprends encore, ça te servira, alors j'écoute, je me remets à travailler, à faire semblant, à lire, à traduire, et plus j'avance, plus les doutes grandissent, tu en es capable, et cette petite fille qui hurle à l'intérieur, non je n'en suis pas capable parce que je n'en veux plus, je ne veux plus, laissez-moi, je veux être égoïste, je veux du temps pour moi, merde merde merde.

Le dos bloqué, les migraines, les seins qui font mal, les maux d'estomac, la fatigue, les nerfs à vif, je ne suis pourtant pas en période rouge. Alors, je me dis que tout ça, tout ce bordel, c'est à cause de la pilule, oui, j'ai repris une pilule depuis 3 semaines, un peu moins, uniquement progestative, c'est marqué, effets indésirables, troubles de l'humeur, poitrine douloureuse, humeur dépressive, prise de poids.

C'est dans la tête.
C'est écrit.
C'est hormonal.
C'est passager.

Je ne sais pas trop où j'en suis, mais les questions restent là, ancrées au fond du bide,

suis-je prête à passer encore quarante ans dans un collège ?

Je me dis, bientôt, tu pourras faire autre chose, vraiment, en rentrant.
Est-ce que ça suffira ?

Travailler et faire quelque chose qui plaît est un luxe, j'ai choisi de ne pas prendre de risque, je le sais.
Je gagne bien ma vie, je ne devrais pas me plaindre.

Hier, une remarque anodine, gentille, faite pour m'encourager, m'a fait pleurer. Ca faisait longtemps.
Il voulait juste que je sois sûre de moi, que je ne regrette pas, ensuite, de n'avoir pas travaillé, alors il demande, et moi, je réponds, d'une voix faiblichonne, ça va, oui, tu as raison, je m'y remets.
Il me demande ce qu'il y a, me dit que ça fait trois jours que j'ai l'air triste, sans enthousiasme, d'un coup, il me dit qu'il a peur, après tout, j'ai quitté M parce que je n'étais pas heureuse, et si je faisais la même chose, je proteste, je viens à lui, ce n'est pas ça, pas ça du tout, et alors que j'essaie de lui dire, de le rassurer, tout s'embrouille, j'ai chaud, j'ai froid, je pleure, je n'y arrive pas, je n'y arriverai pas, je n'en peux plus, je veux arrêter, mais ce n'est pas lui, non, ça vient de moi.

Il trouve, encore, les mots pour arrêter la cascade ridicule, je respire, me lève, me douche, retraduis un texte. Me couche. Je m'endors d'une traite, épuisée.

Réussite ou échec, j'ai hâte que cette année se termine. Déjà, oui.

Beaucoup de collègues demandent leur mutation.
Ca fera du bien.

Être enseignant, lorsque l'on traverse une période où la seule chose que l'on veut, c'est éviter le contact humain, est assez difficile...

Je retourne essayer de travailler.
Il le faut.

En revanche, je ne sais pas si je dois continuer à prendre cette satanée pilule...

mardi 29 octobre 2013

29. Economies

(warning : long billet où il est question de flouze, de thune, d'oseille...) 

- Guetter anxieusement l'arrivée du salaire.
- Être payée.
- Calculer minutieusement le montant nécessaire pour toutes les sorties d'argent obligatoires : factures gaz+électricité, impôts, loyer, téléphone+internet, dons divers, assurances, frais banque, virement sur le PEL.
- Déduire cette somme du salaire versé.
- Déduire 250.
- Verser tout le reste sur le compte d'épargne.

Félicitations !  Vous avez épargné ... € !

Il vous reste donc 250 € pour survivre jusqu'à la prochaine paye.
Soit environ 60€ / semaine.

Si vous êtes raisonnable c'est amplement suffisant.

...

Voilà, c'est cette méthode que je mets en application dès aujourd'hui, histoire d'essayer de mettre de côté, un peu. Quand je regarde mes comptes des 2 derniers mois, je vois une somme colossale (enfin, c'est relatif) perdue dans des conneries inutiles. Il était donc temps que je me reprenne en main.

Quant à Noël, je ne ferai pas de cadeau. Enfin, très restreints.
Pôpa, môman, frangin, cousine+mari, neveu, mamie 1, mamie 2, monsieur.
Budget max dans l'ordre : 40, 40, 30, 30, 20, 30, 30, 50 = 270 maximum.
... Ok, 300, histoire d'avoir une marge.

C'est moins que les deux cadeaux réunis pour M., l'année dernière (pochette en cuir + dîner restaurant cuisine française médiévale).

J'attendrai fin novembre (sauf si je tombe sur une super occasion) car NORMALEMENT je toucherai mes heures supp' en novembre + le rappel de septembre et octobre (il va être bien, le mois de nov.. ah non, je dois é-co-no-mi-ser, faudra pas que je cède à la tentation de tout claquer mais que je foute tout sur l'épargne)

J'éprouve une satisfaction étrange à contempler mes comptes épargne (oui j'en ai plusieurs : PEL ouvert dans banque 2 par mes grands parents que j'alimente à raison de 100€/mois, Livret A dans banque 1 ouvert depuis X années qui me sert de réserve d'urgence quand je dois avancer des frais imprévus (dents (hahaha), anciennement : déménagement, ameublement ..., bouquins de l'agreg (j'enairasleculrasleculraslecul)) et enfin LDD dans banque 1 aussi, qui me sert de compte sur lequel je verse les mensualités pour la taxe d'habitation, n'ayant pas réussi à la faire prélever mensuellement, et autres petites sommes épargnées ça et là)

C'est le livret A qui me sert le plus évidemment et s'il est relativement maigre en ce moment (haaaa les conneries que j'achète... me maudis...) j'ai fermement l'intention de le remplumer, et vite (enfin, vite, comme je peux hein, je peux pas me faire payer des notes de frais de 600€, moi)

Pourquoi ce retour d'obsession pécuniaire ?

J'ai, depuis que je travaille (5 ans, donc, environ) toujours entendu ma mère se plaindre du manque d'argent.
Evidemment, nous n'avons jamais été dans une misère totale et bien des fois, j'ai essayé de lui faire comprendre que non, nous n'étions pas pauvres, ce n'est pas parce qu'on ne partait pas au ski qu'on était sans-le-sou, mais dans son esprit, oui, nous étions une famille aux revenus moyens qui tendent vers le bas.
Mes parents ont connu une période "faste", où la librairie de mon père suffisait à gagner assez d'argent pour que ma mère s'arrête de travailler SEPT ANS pour nous élever, mon frère et moi. Nous partions alors en vacances chaque été, avec mes parents et mes grands-parents, et ma grand-mère maternelle pouvait se payer des séjours de 2 semaines dans un hôtel à Brides les bains, et laisser 250€ de pourboire à la femme de chambre en partant. Incredibeul. Donc, dure réalité pour ma mère de nos jours.

Aujourd'hui, mon père a fermé la libraire, et gagne environ 800€ par mois et il est bien chanceux car, senior sans diplôme, c'était chaud, très honnêtement je pensais qu'il ne trouverait rien et je suis ultra méga reconnaissante à qui de droit.
Ma mère continue de bosser et s'inquiète déjà pour sa retraite : si elle touche 1.000€ ça sera déjà beau. La retraite de mon père, n'en parlons pas, il a été commerçant, donc rien, que dalle, walou.
Mon frère bosse aussi mais le mois dernier, ce crétin a frôlé un interdit bancaire (1.200€ de découvert. MILLE DEUX CENT EUROS PUTAIN) (sombre histoire de crédit d'achat de scooter + réparations du-dit scooter à cause de mecs bourrés à Marseille qui ont pété tous les deux-roues et PUTAIN DE FLEMME DE LIL'BRO qui n'a pas fait les démarches pour se faire rembourser par l'assurance, et (comme sa soeur) achat de conneries). Tout ça en ne payant pas de loyer, hein, vu qu'il "loue" l'ancien appart' de ma grand-mère. A la base il devait payer 500 de loyer mais ce loyer a été suspendu quand il a acheté son scooter et depuis juillet il n'a pas de dépenses habitation.
Bref, aujourd'hui, l'argent est devenu source de préoccupation importante dans ma famille et forcément ça a déteint sur moi.

Si je n'ai pas de difficulté financière particulière (comme Lil'bro, à tout zazard), j'atteins un âge (moquez-vous  où oui, j'aimerais bien me projeter dans l'avenir. Han, la claque, on dirait que j'ai pris 15 ans d'un coup.

Récemment, je suis allée chez une collègue qui s'est séparée de son copain. Ultra contente, elle avait trouvé un studio pour 500€ à Paris de 23-25 mètres carré. Et en entrant, le choc.

Le truc un peu étudiant de base, micro cuisine, petit lit, à peine la place d'un canap' monoplace. Je ne critique absolument pas. C'est juste que je me suis dit, merde, elle a trente ans, elle a un taff, on gagne pareil, et elle se retrouve dans un truc "étudiant".
C'est là que j'ai réalisé que non, vivre indéfiniment à Paris ou alentours, c'était impossible.

J'ai beaucoup réfléchi.
D'accord, je triche, "on" a parlé et ensuite, j'ai réfléchi.

Je m'étais toujours dit qu'une fois agrégée (HAHAHAHAHAHAHAHAHA) je commencerais à réfléchir à l'achat d'un appartement. Evidemment impossible ici.
Même en banlieue.

Sauf que.

Les choses ont changé, et on parle, parfois, de ce qu'on voudrait pour plus tard.

Et même si nous devions nous séparer, je sais que la réflexion menée resterait valable : je veux, un jour, un vrai "chez moi", avec un appartement/maison assez grand(e) pour mes livres, mes lapins, et mon bordel de gribouilleuse. Je ne veux pas rester dans un appart' que je loue qui n'est pas "à moi". J'ai besoin d'espace et surtout, d'un espace à moi.

Ce jour viendra. Quand, je sais pas. Avant, il faut que
-  j'ai/j'abandonne l'agreg (dans 2 ans je ne pourrai plus la passer, car il faudra impérativement un M2, que je n'ai pas, lolz). On m'a déjà suggéré de passer un M1/M2 en correspondance/alternance à la fac et j'ai eu envie de pleurer. Clairement, rédiger un mémoire, non, je n'en suis pas capable (bien pour ça que je n'ai pas eu mon M1)
- je me décide à vraiment passer le permis.

Une fois en possession du papier rose (dans dix ans, donc) je pourrai envisager une mutation dans une région pas désertique mais où les loyers sont plus humains/décents. Ca existe.
Pour rigoler, j'ai consulté les annonces immobilières de Troyes. HAHALOLZ. Hum...

Et donc, une fois mutée (dans vingt ans, donc...) je pourrai envisager l'achat d'un chez moi. J'aurai alors besoin d'un certain pécule pour ne pas m'engager sur un crédit de 140 ans. Donc, besoin de mettre de côté, d'où ce retour d'obsession monétaire. Voilà.

J'ai donc ce projet en tête. Un projet de vieille, oui.
N'empêche, c'est mon projet.

Sinon, rien à voir mais j'ai passé ma matinée à badigeonner 46 micro toiles de 5cm*5cm en vert pétant, histoire de pouvoir faire un Space Invader (vous aurez une photo quand ça sera sec) (en attendant, photo du "brouillon" :
). Comme à chaque fois que je retouche à un pinceau/crayon, j'ai eu une furieuse envie d'envoyer valser tous mes cours de merde, de tout arrêter, histoire de pouvoir faire ce qui me plaît vraiment (càd, déprimer devant une toile zgribouillée et/ou boire un énorme mug de thé chaï super épicé en lisant de vrais bouquins).
Je n'ai pas encore dit à monsieur ni à ma famille que dans deux ans, je ne pourrai plus essayer de passer le concours. Je n'ose pas. Mais il va bien falloir, un jour.
Peut-être.

Well then. Time to go back working on my thème-version.
Yay.

mercredi 2 octobre 2013

[F] 106

106. C'est le nombre de points fautes que j'ai eus à ma version. Ups. 16 fautes moyennes à 4pts, le reste à 2 pts (petites fautes). Encourageant de voir qu'il n'y avait pas de grosses fautes à 6 ou 8 points mais quand même. Ma collègue a fait 16 fautes à 4 pts aussi, je ne sais pas si c'est bon ou mauvais signe.

Voici ce que j'avais fait (avec aide, vu que c'était le premier devoir, elle nous a demandé de prendre du temps, de réfléchir, de ne pas le faire en temps d'épreuve, donc encore plus flippant dans un sens, 106 pts fautes en ayant pu réfléchir et tout et tout.... >_<) :
In the middle of the garden, the wooden gloriette stands erected, finely crafted like a moucharaby. Ivy and honeysuckle are entwined together, taking the shape of a dome where the green colour shifts in hues, from an almost black shade to the light tint of a pistachio green, of a pale apple-green. Then, according to the time of day and season, the green shifts in bronze, blueish, golden, absinthe tones.  
Now that the afternoon comes to an end, its shade is filled with different scents,  it shivers and rustles with a soft wind blowing and bees buzzing. It has the roundness and the richness of a woman’s breast. In this lukewarm tiny green world, full of honeyed scents, Charlam is sipping cold tea. It is an almost pitch black tea, in which some drops of lemon have been added, hence its garnet colour glints.  He is having some sugar dissolve, cube after cube, in a teaspoon which he lays on the beverage’s edge.  Once the white sugar cube has turned into an ochre rounded oval lump, he brings the spoon to his lips and slowly swallow its liquid content. ‘How many grains of sugar can there be in this dissolving cube? he wonders, while enjoying his sip. ‘Are there as many grains as days I have lived until today ? Fewer, more?’

            He closes his eyes, dozing off for a while. His memory melts away, in the manner of the sugar lump moistened with tea, and dissolves in tiny grains, but it is now shreds of images, of feelings, of memories. All these remnants are  from the past, for the present time hardly comes to visit him when he dreams. However, it keeps him company when he is awake. For he has lost nothing of his splendor, on the contrary. The older he grows, the wiser he becomes.

Bilan : va vraiment falloir que je bosse la trad' ...
j'aimerais détailler plus, mais je n'ai pas le temps ni l'envie. Ecrire un billet de blog me demande pas mal de temps, je m'en rends compte, je ne pense donc pas pouvoir continuer à écrire longtemps.
On verra.

samedi 7 septembre 2013

23. Crétinité

Abattez-moi. Non parce que, ayant reçu la première partie du remboursement de mes frais dentaires, au lieu de le remettre de côté, évidemment, moi, JE LE DEPENSE.

NON
MAIS
QUELLE
IDIOTE.


Tout ça parce que ce sont des fringues pas chères du tout... J'ai donc fait une énorme razzia, et ... bah, forcément, je m'attends un peu à ce que la qualité, ce soit d'la merde.
On verra. Ah. Et comme ça vient des US, les frais de livraison m'ont coûté la peau du uc.
Evidemment.

Tsss.

J'ai aussi acheté une paire de ballerines.

Putain.
Sérieux.
Abattez-moi.

Si seulement je pouvais perdre ma CB. Mais non. J'achète par le net et je connais mon numéro de CB par coeur, grrrrrr.

Alors les dates de civi c'est dur, mais le numéro de Cb y'a pas de problème, hein. Je me haiiiis....

...

Mais j'ai quand même hâte de recevoir ma commande... *sigh*

jeudi 22 août 2013

18. Rouge

Jamais été autant dans le rouge qu'aujourd'hui.
Faudrait que je ne fasse plus aucune dépense jusqu'à octobre. Vi, octobre.
Chaud patate.

Je pourrais pas gagner au loto ? Promis, je ferai des dons !

Ahlala...

Sinon, je commence à prendre (un peu) goût à la civi US. Bon signe.

dimanche 23 juin 2013

3. Souvenirs

Hier, beaucoup, beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface. J'ai pleuré.
M. n'en sait rien, il n'a pas à le savoir, il ne le saura jamais. C'est mon passé, mes regrets, mes souvenirs, que je n'ai  pas partagés avec lui et je refuse de les partager avec lui aujourd'hui.

Mon déménagement, mon appart', putain, mon appart', et cet idiot qui habite à côté aujourd'hui, ma rue, mon quartier, mes habitudes, mes soirées, ma liberté.
Mes clichés de merde de meuf qui boit du vin rouge en fumant et en écoutant du jazz à la fenêtre, mes shorts troués, mon maquillage qui coule, mes tortures sentimentales, mon bordel, mes livres, mon pc, mes peurs, mes espoirs, mon attente qui n'a pas duré mais aurait tellement, tellement dû, et mes larmes, mes larmes qui coulaient tellement souvent que je les cachais dans mes bouteilles d'alcool et mes soirées de n'importe quoi, mes poumons encrassés, de tabac et d'herbes, mes yeux rouges de fille qui regrette qui espère qui déteste et qui aime, et la peur, la peur de le perdre, la peur de me perdre, la peur de cette liberté trop violente dans laquelle j'étais plongée, mais la joie, l'euphorie de m'y abandonner, et tant pis, tant pis pour les lendemains de merde, je survivais quand même.

Ca m'a fait mal, cette montée de souvenirs, ça m'a fait me poser beaucoup de questions, et bien entendu, je n'ai aucune réponse.
Je n'ai que des constats. Un peu amers, un peu doux et tendres, un peu blasés, un peu frustrés. Des constats multiformes sur ce que j'ai vécu, ce que je vis aujourd'hui, des constats égaux à la réalité.

Je veux retourner à hier soir, 23h45, et figer le temps, et rester là où j'étais.
Parce que contrairement à ce matin, je me sentais à ma place et heureuse.
C'est la première fois de ma vie que j'éprouve autant de regrets.
Du coup, j'ai envie de fumer.
Et j'ai faim, sans vouloir manger.