Me revoici.
Retour des letttres pour le titre de mes messages puisque, oui, ça y est, je repars pour la Greuh.
Le blog me servira surtout de bilan, pour voir si j'avance ou pas.
Niveau vie perso, je crois bien avoir perdu l'envie d'écrire à propos de moi. J'ai essayé de rédiger quelques billets, mais c'est trop long et surtout, écrire me donne l'impression de ressasser pas mal de choses alors que je ne veux qu'avancer. Je n'ai plus besoin d'exutoire ou de defouloir. Tout n'est pas rose, surtout en ce qui concerne ma famille parfois, mais l'écriture ne m'est plus nécessaire.
Mais qui sait, en revenant par ici pour y inscrire l'avancée de mes révisions, peut être que...
En attendant, au boulot !
- Littérature :
Interne : tous les livres sont lus (Shakespeare, Munro, Austen)
Externe : il ne me manque plus que le Cooper ( the Last of the Mohicans). Par rapport à l'interne, il y a MacNeice, Wilde, DeLillo (et Cooper) en plus. Après avoir été plutôt enthousiaste en lisant le programme, déception. Le Austen m'a ennuyée au possible (Sense & Sensibility), le MacNeice bah, ça reste de la poésie, plaisant mais pas du Auden ..., le Wilde est amusant mais très riche et niveau analyse, j'avoue que ça m'effraie un peu, le DeLillo, j'ai rien compris et j'ai pas aimé du tout, le Munro, je le traîne depuis l'année dernière et je l'ai enfin fini, j'ai toujours eu du mal avec les nouvelles. Bref, je me traîne lamentablement sur ce programme pas inspirant du tout.
J'ai aussi commencé à revoir mes bases de vocabulaire d'analyse littéraire, histoire de réactualiser un peu tout ce bordel. Lecture et écriture des définitions de chaque terme (y en a beaucoup, j'ai pas fini...) avec exemples quand la définition me semble floue.
- Civilisation.
Rien. Va falloir que j'en mettre un coup, et un gros.
- Linguistique.
J'ai trié mes cours et mes dossiers. Je vais commencer par relire tranquillement les leçons (ça ira vite) puis je me consacrerai uniquement à des analyses de segments.
- Phonétique.
Ça peut attendre.
- Traduction.
Faut que je m'y mettre grave, mon point faible et un trop gros coefficient aux écrits pour que je me permette la moindre négligence. Un thème et une version par semaine + anylse en traductologie, ça serait bien.
Voilà où j'en suis. Je viens de reprendre donc c'est un peu maigre comme bilan. J'ai surtout mis ce que j'envisage de faire. Le bilan suivant sera normalement plus fourni.
Normalement, il faudrait aussi que je bosse la compréhension / restitution, la traduction de presse, la didactique ( = épreuves orales de l'interne et externe) mais on va y aller mollo...
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samedi 8 août 2015
mercredi 26 février 2014
lundi 30 décembre 2013
[G] Tristitude
Ca faisait longtemps, un billet purement Agregalère.
J'ai fini le bouquin de civi. Yay.
Faut maintenant relire les notes, fiches, apprendre les dates et faire au moins un sujet de dissert.
Pas yay.
J'ai voulu faire autre chose pour me détendre. Genre, de la trad'.
Voilà l'bousin :
J'ai fini le bouquin de civi. Yay.
Faut maintenant relire les notes, fiches, apprendre les dates et faire au moins un sujet de dissert.
Pas yay.
J'ai voulu faire autre chose pour me détendre. Genre, de la trad'.
Voilà l'bousin :
That
fast now : tomorrow, and the railroad did run unbroken from Memphis to Carolina,
the light-wheeled bulb-stacked wood-burning engines shrieking among the swamps
and cane-brakes where bear and panther still lurkerd, and through the open
woods where browsing deer still drifted in pale bands like unwinded
smoke : because they – the wild animals, the beasts – remained , they coped,
they would endure ; a day, and they would flee, lumber, scuttle across the
clearings already overtaken and relinquished by the hawk-shaped shadows of mail
planes ; they would endure, only the wild men were gone ; indeed,
tomorrow, and there would be grown men in Jefferson who could not even remember
a drunken Indian in the jail ; another tomorrow – so quick, so rapid, so
fast – and not even a highwayman anymore of the old true sanguinary girt and
tradition of Hare and Mason and the mad Harpes ; even Murrell, their
thrice-compounded heir and apotheosis, who had taken his heritage of simple
rapacity and bloodlust and converted it into a bloody dream of outlaw-empire,
was gone, finished, as obsolete as Alexander, checkmated and stripped not even
by man but by Progress, by a pierceless front of middleclass morality, which
refused him even the dignity of execution as a felon, but instead merely
branded him on the hand like an Elizabethan pickpocket – until all remained of
the old days for the jail to incarcerate was the runaway slave, for his little
hour more, his little minute yet while the time, the land, the nation, the American
earth, whirled faster and faster toward the plunging precipice of its destiny.
That
fast, that rapid : a commodity in the land now which until now had dealt
first in Indians : then in acres and sections and boundaries : - an
economy : Cotton : a king : omnipotent and omnipresent : a
destiny of which (obvious now) the plow and the axe had been merely the
tools ; not plow and axe which had effaced the wilderness, but
Cotton : petty globules of Motion weightless and myriads even in the hand
of a child, incapable even of wadding a rifle, let alone of charging it, yet
potent enough to sever the very taproots of oak and hickory and gum, leaving
the acre-shading tops to winter and vanish in one single season beneath that
fierce minted glare ; not the rifle nor the plow which drove at last the
bear and deer and panther into the last jungle fastness of the river bottoms,
but Cotton ;
William Faulkner, Requiem for a Nun.
Haha. Haha.
Ouais, deux phrases.
Ouais, deux phrases.
Mais deux tonnes de larmes.
En ce moment, tous les textes, version_thème, que je bosse, me donne cette impression d'impossibilité sadique et déprimante.
GRAHOUHMARRE.
Voilà.
dimanche 22 décembre 2013
44. Drames
Alors que j'avais un bon rythme de travail, voilà que je suis à court de feuilles pour ficher le reste du livre de civilisation britannique.
Un dimanche.
C'est horrible. Être coupée dans son élan à cause d'un problème matériel...
Un vrai drame.
J'ai donc enchaîné sur une version. A la lecture, je m'aperçois que je connais ce texte : je l'ai déjà traduit ou alors je l'ai déjà lu. Tant pis, ça ne fait pas de mal de retravailler des problèmes de traduction avec un an ou deux de recul. Je traduis. Et je ne trouve pas la correction.
Un vrai drame.
Il est 17h. Je viens de fouiller blogspot pour essayer de comprendre pourquoi, par deux fois, ce méchant site a bouffé deux commentaires. Je n'ai pas trouvé.
Un vrai drame.
Il est 17h01. Je ne sais pas quoi faire : civi US ? Thème ? Lexique ? Linguistique ? Phonologie ? Fiches de littérature ? TROP DE CHOSES.
Un vrai drame.
Sinon, c'est les vacances.
Je kiffe.
Yeah.
Un dimanche.
C'est horrible. Être coupée dans son élan à cause d'un problème matériel...
Un vrai drame.
J'ai donc enchaîné sur une version. A la lecture, je m'aperçois que je connais ce texte : je l'ai déjà traduit ou alors je l'ai déjà lu. Tant pis, ça ne fait pas de mal de retravailler des problèmes de traduction avec un an ou deux de recul. Je traduis. Et je ne trouve pas la correction.
Un vrai drame.
Il est 17h. Je viens de fouiller blogspot pour essayer de comprendre pourquoi, par deux fois, ce méchant site a bouffé deux commentaires. Je n'ai pas trouvé.
Un vrai drame.
Il est 17h01. Je ne sais pas quoi faire : civi US ? Thème ? Lexique ? Linguistique ? Phonologie ? Fiches de littérature ? TROP DE CHOSES.
Un vrai drame.
Sinon, c'est les vacances.
Je kiffe.
Yeah.
mercredi 4 décembre 2013
39. Fluctuations
Hier, j'avais commencé à écrire un billet, genre dramatique pleurnichard.
Je parlais de démotivation, de moral en baisse, de presque crise de larmes, tout ça tout ça.
Je ne l'ai pas publié car je n'avais pas fini de l'écrire, et finalement ça tombe bien, car aujourd'hui, ça va mieux, genre beaucoup mieux.
Faut dire qu'hier, le stress, l'angoisse, la low self-estime, blablabla, tout ça avait engendré comme d'habitude une jolie crise d'aérophagie, et comme à chaque fois, voir mon ventre prendre environ 9cm d'un coup, ça aide pas trop trop à se sentir à l'aise.
Ce matin, la crise était passée, le ventre avait dégonflé, j'avais bien dormi et surtout, j'avais (encore) beaucoup parlé avec monsieur.
Elles sont difficiles, les conversations sérieuses, parce qu'il ne m'épargne pas. Il y va, direct, sans chercher à comprendre, et j'encaisse, tout en sachant que ce qu'il dit est vrai. Et heureusement qu'il est comme ça. Parce que même si putain, ça fait mal et ça fout les boules et on a la haine sur le moment, ça fait du bien d'entendre la vérité. Pas d'apitoiement de larmoiement de pitié mielleuse, non non. Juste, les faits, les constats, les solutions. Point barre.
J'angoisse comme toujours sur mon poids. Depuis fin juin j'ai pris 4 kilos. Les vêtements achetés cet été ne me vont plus et je recommence à détester balance et miroir.
Réponse : tu prends la pilule, tu as re-re-re-arrêté de fumer, tu t'es mise au sport (je tiens mon rythme de 50-60min tous les 2/3jours) et tes muscles inexistants se réveillent et pèsent lourd, tu t'es remis à petit-déjeuner normalement, dernièrement tu as fait une raclette entre collègues, je t'ai fait des madeleines-muffins-tiramisu-quiches, forcément ça va pas, mais ça va aller, on va arrêter de manger du gras, on va se remettre à manger normalement, tu vas continuer ton sport, et ça va venir. Donc arrête, continue, point barre.
Je me plains que demain ( = aujourd'hui) j'aurai une mauvaise note au concours blanc.
Réponse : c'est normal, tu fous rien depuis la rentrée.
Cette phrase déclenche une longue discussion sur le concours, mon travail, ma perte totale d'envie depuis les vacances et on remonte, on remonte loin. Mon travail me bouffe, les élèves partent en couille, les collègues aussi, et ça me mine, et ça me fait de demander si je veux vraiment faire ce boulot et donc, si c'est bien nécessaire de passer l'agreg'.
Réponse : tu dois te détacher, prends du recul, je rétorque que ce n'est pas facile, il insiste, et je sais qu'il a raison. Mais quand même. J'étais contente de mon travail pendant les vacances, je faisais des trad', j'insistais, je faisais des plannings, et depuis la rentrée, plus rien. Alors il me dit que ça l'inquiète, qu'il ne sait plus quoi faire, et je m'en veux mais je ne sais pas quoi faire, comment faire.
Réponse : Bouge-toi le cul (texto) (oui y'a mieux hein, comme encouragements ? ^^), bouge-toi le cul putain, tu peux le faire, tu aimes apprendre, tu aimes étudier, rappelle-toi au début de l'année l'enthousiasme ressenti devant les profs super cools, rappelle-toi, bouge-toi, ne te laisse pas embourber dans le merdier, moi je te laisserai pas t'enfoncer dans l'apitoiement. Tu ne faisais jamais de sport et tu as réussi à t'y mettre, tu tiens ton planning de séance de 50-60 minutes, tu as de la volonté, tu peux faire quand tu le décides vraiment, bouge-toi. Et si tu n'arrives pas à te détacher de ton travail, va voir un psy.
Phrases un peu rudes, mais qui m'aident à y voir clair et beaucoup, beaucoup plus utiles que des "t'en fais pas, ça va passer, repose-toi, ménage-toi, c'est pas grave".
Ce matin, j'avais donc mon concours blanc de trad'. 5h pour un thème, une version et deux segments de choix de traductologie. J'ai moyennement fini mais j'ai tout traité. A la relecture, j'avais l'impression que mes trad' avaient été écrites par un de mes élèves de troisième et, de rage et de dépit, je suis sortie de la salle les larmes aux yeux, sans attendre d'en parler avec d'autres, surtout pas. J'ai marché, de l'université au métro, pendant 40 minutes, d'un pas rapide, pour me calmer, pour réfléchir, et elle est revenue, cette envie de combattre ce sentiment de médiocrité qui s'empare de moi. C'est bon signe, d'être en colère quand on foire, ça prouve que malgré ma démotivation, il reste un soupçon de fierté, d'envie de faire mieux, d'envie de faire, tout simplement.
Je reçois un mail qui me confirme qu'un congé de formation n'empêche pas d'accumuler l'ancienneté en ZEP. Alors je prends ma décision, je ferai ma demande.
85% du salaire brut, moins les cotisations et prélèvements obligatoires, j'ai calculé, putain, ça fera pas beaucoup, mais ça vaut le coup. J'espère seulement qu'il sera accepté.
Il reste un petit mois et demie avant les écrits.
Je ne rattraperai jamais le retard accumulé pendant ces 4 semaines de déprime inutile.
Mais, moi qui ne fais jamais de promesses, je me promets, ce soir, de faire de mon mieux pour ne rien regretter le jour J.
Et je me rends compte de l'importance de parler à quelqu'un d'honnête, de l'importance d'accepter la vérité, aussi dure soit-elle. Parce que se voiler la face ne sert qu'à nous empêcher d'avancer, nous embourber, et plus on se ment, plus il est difficile de refaire surface.
Edit: rien à voir mais je trouve > ce site < fun. Pour m'aider à me souvenir de mes objectifs :)
Je parlais de démotivation, de moral en baisse, de presque crise de larmes, tout ça tout ça.
Je ne l'ai pas publié car je n'avais pas fini de l'écrire, et finalement ça tombe bien, car aujourd'hui, ça va mieux, genre beaucoup mieux.
Faut dire qu'hier, le stress, l'angoisse, la low self-estime, blablabla, tout ça avait engendré comme d'habitude une jolie crise d'aérophagie, et comme à chaque fois, voir mon ventre prendre environ 9cm d'un coup, ça aide pas trop trop à se sentir à l'aise.
Ce matin, la crise était passée, le ventre avait dégonflé, j'avais bien dormi et surtout, j'avais (encore) beaucoup parlé avec monsieur.
Elles sont difficiles, les conversations sérieuses, parce qu'il ne m'épargne pas. Il y va, direct, sans chercher à comprendre, et j'encaisse, tout en sachant que ce qu'il dit est vrai. Et heureusement qu'il est comme ça. Parce que même si putain, ça fait mal et ça fout les boules et on a la haine sur le moment, ça fait du bien d'entendre la vérité. Pas d'apitoiement de larmoiement de pitié mielleuse, non non. Juste, les faits, les constats, les solutions. Point barre.
J'angoisse comme toujours sur mon poids. Depuis fin juin j'ai pris 4 kilos. Les vêtements achetés cet été ne me vont plus et je recommence à détester balance et miroir.
Réponse : tu prends la pilule, tu as re-re-re-arrêté de fumer, tu t'es mise au sport (je tiens mon rythme de 50-60min tous les 2/3jours) et tes muscles inexistants se réveillent et pèsent lourd, tu t'es remis à petit-déjeuner normalement, dernièrement tu as fait une raclette entre collègues, je t'ai fait des madeleines-muffins-tiramisu-quiches, forcément ça va pas, mais ça va aller, on va arrêter de manger du gras, on va se remettre à manger normalement, tu vas continuer ton sport, et ça va venir. Donc arrête, continue, point barre.
Je me plains que demain ( = aujourd'hui) j'aurai une mauvaise note au concours blanc.
Réponse : c'est normal, tu fous rien depuis la rentrée.
Cette phrase déclenche une longue discussion sur le concours, mon travail, ma perte totale d'envie depuis les vacances et on remonte, on remonte loin. Mon travail me bouffe, les élèves partent en couille, les collègues aussi, et ça me mine, et ça me fait de demander si je veux vraiment faire ce boulot et donc, si c'est bien nécessaire de passer l'agreg'.
Réponse : tu dois te détacher, prends du recul, je rétorque que ce n'est pas facile, il insiste, et je sais qu'il a raison. Mais quand même. J'étais contente de mon travail pendant les vacances, je faisais des trad', j'insistais, je faisais des plannings, et depuis la rentrée, plus rien. Alors il me dit que ça l'inquiète, qu'il ne sait plus quoi faire, et je m'en veux mais je ne sais pas quoi faire, comment faire.
Réponse : Bouge-toi le cul (texto) (oui y'a mieux hein, comme encouragements ? ^^), bouge-toi le cul putain, tu peux le faire, tu aimes apprendre, tu aimes étudier, rappelle-toi au début de l'année l'enthousiasme ressenti devant les profs super cools, rappelle-toi, bouge-toi, ne te laisse pas embourber dans le merdier, moi je te laisserai pas t'enfoncer dans l'apitoiement. Tu ne faisais jamais de sport et tu as réussi à t'y mettre, tu tiens ton planning de séance de 50-60 minutes, tu as de la volonté, tu peux faire quand tu le décides vraiment, bouge-toi. Et si tu n'arrives pas à te détacher de ton travail, va voir un psy.
Phrases un peu rudes, mais qui m'aident à y voir clair et beaucoup, beaucoup plus utiles que des "t'en fais pas, ça va passer, repose-toi, ménage-toi, c'est pas grave".
Ce matin, j'avais donc mon concours blanc de trad'. 5h pour un thème, une version et deux segments de choix de traductologie. J'ai moyennement fini mais j'ai tout traité. A la relecture, j'avais l'impression que mes trad' avaient été écrites par un de mes élèves de troisième et, de rage et de dépit, je suis sortie de la salle les larmes aux yeux, sans attendre d'en parler avec d'autres, surtout pas. J'ai marché, de l'université au métro, pendant 40 minutes, d'un pas rapide, pour me calmer, pour réfléchir, et elle est revenue, cette envie de combattre ce sentiment de médiocrité qui s'empare de moi. C'est bon signe, d'être en colère quand on foire, ça prouve que malgré ma démotivation, il reste un soupçon de fierté, d'envie de faire mieux, d'envie de faire, tout simplement.
Je reçois un mail qui me confirme qu'un congé de formation n'empêche pas d'accumuler l'ancienneté en ZEP. Alors je prends ma décision, je ferai ma demande.
85% du salaire brut, moins les cotisations et prélèvements obligatoires, j'ai calculé, putain, ça fera pas beaucoup, mais ça vaut le coup. J'espère seulement qu'il sera accepté.
Il reste un petit mois et demie avant les écrits.
Je ne rattraperai jamais le retard accumulé pendant ces 4 semaines de déprime inutile.
Mais, moi qui ne fais jamais de promesses, je me promets, ce soir, de faire de mon mieux pour ne rien regretter le jour J.
Et je me rends compte de l'importance de parler à quelqu'un d'honnête, de l'importance d'accepter la vérité, aussi dure soit-elle. Parce que se voiler la face ne sert qu'à nous empêcher d'avancer, nous embourber, et plus on se ment, plus il est difficile de refaire surface.
Edit: rien à voir mais je trouve > ce site < fun. Pour m'aider à me souvenir de mes objectifs :)
mercredi 6 novembre 2013
31. Questions
Rentrée.
Rentrée, le lundi 4, après un très bon week-end en Hollande.
Rentrée, un lundi pluvieux et gris, froid et maussade, comme l'humeur, triste et chagrine.
Rentrée dans le bruit, les cris, les insultes, les collègues qui parlent fort, si fort, et racontent des choses dont je me moque éperdument mais hé, sociabilisons, intéressons-nous à leur vacances, rions en apparence lorsqu'elle dit sa hâte d'aller au ski, lorsqu'il raconte ses gâteaux fourrés de substance illicite, crions en classe, mettons-nous de la craie partout, et rentrons le soir, oui, rentrons, pour se poser une question, une unique question, c'est ça ?
C'est ça, mon métier, mes futures quarante années à venir, c'est pour ça que je me morfonds, m'arrache les cheveux, me prive de ce qui me plaît vraiment depuis tant de temps, c'est pour ça ?
Tout d'un coup, la fatigue, la pression, l'horreur qui tombent sur les épaules.
Plus envie.
Plus envie de passer ce concours, pour être... encore prof.
Une gêne, une envie, un regret, une plainte, une sensation dérangeante s'était éveillée lorsque j'avais à peine effleuré mes pinceaux, pour faire le space invader. Depuis, elle est là, encore, toujours. Un regret latent, permanent, des phrases qui hantent, qui reviennent, je suis heureuse, oui, peut-être pas épanouie, non, il me manque, ce temps à moi, pour moi, que je dénigre depuis longtemps.
Toujours, partout, tout le monde, ça vaut le coup, accroche-toi, même si tu ne l'as pas cette année tu apprends encore, ça te servira, alors j'écoute, je me remets à travailler, à faire semblant, à lire, à traduire, et plus j'avance, plus les doutes grandissent, tu en es capable, et cette petite fille qui hurle à l'intérieur, non je n'en suis pas capable parce que je n'en veux plus, je ne veux plus, laissez-moi, je veux être égoïste, je veux du temps pour moi, merde merde merde.
Le dos bloqué, les migraines, les seins qui font mal, les maux d'estomac, la fatigue, les nerfs à vif, je ne suis pourtant pas en période rouge. Alors, je me dis que tout ça, tout ce bordel, c'est à cause de la pilule, oui, j'ai repris une pilule depuis 3 semaines, un peu moins, uniquement progestative, c'est marqué, effets indésirables, troubles de l'humeur, poitrine douloureuse, humeur dépressive, prise de poids.
C'est dans la tête.
C'est écrit.
C'est hormonal.
C'est passager.
Je ne sais pas trop où j'en suis, mais les questions restent là, ancrées au fond du bide,
suis-je prête à passer encore quarante ans dans un collège ?
Je me dis, bientôt, tu pourras faire autre chose, vraiment, en rentrant.
Est-ce que ça suffira ?
Travailler et faire quelque chose qui plaît est un luxe, j'ai choisi de ne pas prendre de risque, je le sais.
Je gagne bien ma vie, je ne devrais pas me plaindre.
Hier, une remarque anodine, gentille, faite pour m'encourager, m'a fait pleurer. Ca faisait longtemps.
Il voulait juste que je sois sûre de moi, que je ne regrette pas, ensuite, de n'avoir pas travaillé, alors il demande, et moi, je réponds, d'une voix faiblichonne, ça va, oui, tu as raison, je m'y remets.
Il me demande ce qu'il y a, me dit que ça fait trois jours que j'ai l'air triste, sans enthousiasme, d'un coup, il me dit qu'il a peur, après tout, j'ai quitté M parce que je n'étais pas heureuse, et si je faisais la même chose, je proteste, je viens à lui, ce n'est pas ça, pas ça du tout, et alors que j'essaie de lui dire, de le rassurer, tout s'embrouille, j'ai chaud, j'ai froid, je pleure, je n'y arrive pas, je n'y arriverai pas, je n'en peux plus, je veux arrêter, mais ce n'est pas lui, non, ça vient de moi.
Il trouve, encore, les mots pour arrêter la cascade ridicule, je respire, me lève, me douche, retraduis un texte. Me couche. Je m'endors d'une traite, épuisée.
Réussite ou échec, j'ai hâte que cette année se termine. Déjà, oui.
Beaucoup de collègues demandent leur mutation.
Ca fera du bien.
Être enseignant, lorsque l'on traverse une période où la seule chose que l'on veut, c'est éviter le contact humain, est assez difficile...
Je retourne essayer de travailler.
Il le faut.
En revanche, je ne sais pas si je dois continuer à prendre cette satanée pilule...
Rentrée, le lundi 4, après un très bon week-end en Hollande.
Rentrée, un lundi pluvieux et gris, froid et maussade, comme l'humeur, triste et chagrine.
Rentrée dans le bruit, les cris, les insultes, les collègues qui parlent fort, si fort, et racontent des choses dont je me moque éperdument mais hé, sociabilisons, intéressons-nous à leur vacances, rions en apparence lorsqu'elle dit sa hâte d'aller au ski, lorsqu'il raconte ses gâteaux fourrés de substance illicite, crions en classe, mettons-nous de la craie partout, et rentrons le soir, oui, rentrons, pour se poser une question, une unique question, c'est ça ?
C'est ça, mon métier, mes futures quarante années à venir, c'est pour ça que je me morfonds, m'arrache les cheveux, me prive de ce qui me plaît vraiment depuis tant de temps, c'est pour ça ?
Tout d'un coup, la fatigue, la pression, l'horreur qui tombent sur les épaules.
Plus envie.
Plus envie de passer ce concours, pour être... encore prof.
Une gêne, une envie, un regret, une plainte, une sensation dérangeante s'était éveillée lorsque j'avais à peine effleuré mes pinceaux, pour faire le space invader. Depuis, elle est là, encore, toujours. Un regret latent, permanent, des phrases qui hantent, qui reviennent, je suis heureuse, oui, peut-être pas épanouie, non, il me manque, ce temps à moi, pour moi, que je dénigre depuis longtemps.
Toujours, partout, tout le monde, ça vaut le coup, accroche-toi, même si tu ne l'as pas cette année tu apprends encore, ça te servira, alors j'écoute, je me remets à travailler, à faire semblant, à lire, à traduire, et plus j'avance, plus les doutes grandissent, tu en es capable, et cette petite fille qui hurle à l'intérieur, non je n'en suis pas capable parce que je n'en veux plus, je ne veux plus, laissez-moi, je veux être égoïste, je veux du temps pour moi, merde merde merde.
Le dos bloqué, les migraines, les seins qui font mal, les maux d'estomac, la fatigue, les nerfs à vif, je ne suis pourtant pas en période rouge. Alors, je me dis que tout ça, tout ce bordel, c'est à cause de la pilule, oui, j'ai repris une pilule depuis 3 semaines, un peu moins, uniquement progestative, c'est marqué, effets indésirables, troubles de l'humeur, poitrine douloureuse, humeur dépressive, prise de poids.
C'est dans la tête.
C'est écrit.
C'est hormonal.
C'est passager.
Je ne sais pas trop où j'en suis, mais les questions restent là, ancrées au fond du bide,
suis-je prête à passer encore quarante ans dans un collège ?
Je me dis, bientôt, tu pourras faire autre chose, vraiment, en rentrant.
Est-ce que ça suffira ?
Travailler et faire quelque chose qui plaît est un luxe, j'ai choisi de ne pas prendre de risque, je le sais.
Je gagne bien ma vie, je ne devrais pas me plaindre.
Hier, une remarque anodine, gentille, faite pour m'encourager, m'a fait pleurer. Ca faisait longtemps.
Il voulait juste que je sois sûre de moi, que je ne regrette pas, ensuite, de n'avoir pas travaillé, alors il demande, et moi, je réponds, d'une voix faiblichonne, ça va, oui, tu as raison, je m'y remets.
Il me demande ce qu'il y a, me dit que ça fait trois jours que j'ai l'air triste, sans enthousiasme, d'un coup, il me dit qu'il a peur, après tout, j'ai quitté M parce que je n'étais pas heureuse, et si je faisais la même chose, je proteste, je viens à lui, ce n'est pas ça, pas ça du tout, et alors que j'essaie de lui dire, de le rassurer, tout s'embrouille, j'ai chaud, j'ai froid, je pleure, je n'y arrive pas, je n'y arriverai pas, je n'en peux plus, je veux arrêter, mais ce n'est pas lui, non, ça vient de moi.
Il trouve, encore, les mots pour arrêter la cascade ridicule, je respire, me lève, me douche, retraduis un texte. Me couche. Je m'endors d'une traite, épuisée.
Réussite ou échec, j'ai hâte que cette année se termine. Déjà, oui.
Beaucoup de collègues demandent leur mutation.
Ca fera du bien.
Être enseignant, lorsque l'on traverse une période où la seule chose que l'on veut, c'est éviter le contact humain, est assez difficile...
Je retourne essayer de travailler.
Il le faut.
En revanche, je ne sais pas si je dois continuer à prendre cette satanée pilule...
mardi 29 octobre 2013
29. Economies
(warning : long billet où il est question de flouze, de thune, d'oseille...)
- Guetter anxieusement l'arrivée du salaire.
- Être payée.
- Calculer minutieusement le montant nécessaire pour toutes les sorties d'argent obligatoires : factures gaz+électricité, impôts, loyer, téléphone+internet, dons divers, assurances, frais banque, virement sur le PEL.
- Déduire cette somme du salaire versé.
- Déduire 250.
- Verser tout le reste sur le compte d'épargne.
Félicitations ! Vous avez épargné ... € !
Il vous reste donc 250 € pour survivre jusqu'à la prochaine paye.
Soit environ 60€ / semaine.
Si vous êtes raisonnable c'est amplement suffisant.
...
Voilà, c'est cette méthode que je mets en application dès aujourd'hui, histoire d'essayer de mettre de côté, un peu. Quand je regarde mes comptes des 2 derniers mois, je vois une somme colossale (enfin, c'est relatif) perdue dans des conneries inutiles. Il était donc temps que je me reprenne en main.
Quant à Noël, je ne ferai pas de cadeau. Enfin, très restreints.
Pôpa, môman, frangin, cousine+mari, neveu, mamie 1, mamie 2, monsieur.
Budget max dans l'ordre : 40, 40, 30, 30, 20, 30, 30, 50 = 270 maximum.
... Ok, 300, histoire d'avoir une marge.
C'est moins que les deux cadeaux réunis pour M., l'année dernière (pochette en cuir + dîner restaurant cuisine française médiévale).
J'attendrai fin novembre (sauf si je tombe sur une super occasion) car NORMALEMENT je toucherai mes heures supp' en novembre + le rappel de septembre et octobre (il va être bien, le mois de nov.. ah non, je dois é-co-no-mi-ser, faudra pas que je cède à la tentation de tout claquer mais que je foute tout sur l'épargne)
J'éprouve une satisfaction étrange à contempler mes comptes épargne (oui j'en ai plusieurs : PEL ouvert dans banque 2 par mes grands parents que j'alimente à raison de 100€/mois, Livret A dans banque 1 ouvert depuis X années qui me sert de réserve d'urgence quand je dois avancer des frais imprévus (dents (hahaha), anciennement : déménagement, ameublement ..., bouquins de l'agreg (j'enairasleculrasleculraslecul)) et enfin LDD dans banque 1 aussi, qui me sert de compte sur lequel je verse les mensualités pour la taxe d'habitation, n'ayant pas réussi à la faire prélever mensuellement, et autres petites sommes épargnées ça et là)
C'est le livret A qui me sert le plus évidemment et s'il est relativement maigre en ce moment (haaaa les conneries que j'achète... me maudis...) j'ai fermement l'intention de le remplumer, et vite (enfin, vite, comme je peux hein, je peux pas me faire payer des notes de frais de 600€, moi)
Pourquoi ce retour d'obsession pécuniaire ?
J'ai, depuis que je travaille (5 ans, donc, environ) toujours entendu ma mère se plaindre du manque d'argent.
Evidemment, nous n'avons jamais été dans une misère totale et bien des fois, j'ai essayé de lui faire comprendre que non, nous n'étions pas pauvres, ce n'est pas parce qu'on ne partait pas au ski qu'on était sans-le-sou, mais dans son esprit, oui, nous étions une famille aux revenus moyens qui tendent vers le bas.
Mes parents ont connu une période "faste", où la librairie de mon père suffisait à gagner assez d'argent pour que ma mère s'arrête de travailler SEPT ANS pour nous élever, mon frère et moi. Nous partions alors en vacances chaque été, avec mes parents et mes grands-parents, et ma grand-mère maternelle pouvait se payer des séjours de 2 semaines dans un hôtel à Brides les bains, et laisser 250€ de pourboire à la femme de chambre en partant. Incredibeul. Donc, dure réalité pour ma mère de nos jours.
Aujourd'hui, mon père a fermé la libraire, et gagne environ 800€ par mois et il est bien chanceux car, senior sans diplôme, c'était chaud, très honnêtement je pensais qu'il ne trouverait rien et je suis ultra méga reconnaissante à qui de droit.
Ma mère continue de bosser et s'inquiète déjà pour sa retraite : si elle touche 1.000€ ça sera déjà beau. La retraite de mon père, n'en parlons pas, il a été commerçant, donc rien, que dalle, walou.
Mon frère bosse aussi mais le mois dernier, ce crétin a frôlé un interdit bancaire (1.200€ de découvert. MILLE DEUX CENT EUROS PUTAIN) (sombre histoire de crédit d'achat de scooter + réparations du-dit scooter à cause de mecs bourrés à Marseille qui ont pété tous les deux-roues et PUTAIN DE FLEMME DE LIL'BRO qui n'a pas fait les démarches pour se faire rembourser par l'assurance, et (comme sa soeur) achat de conneries). Tout ça en ne payant pas de loyer, hein, vu qu'il "loue" l'ancien appart' de ma grand-mère. A la base il devait payer 500 de loyer mais ce loyer a été suspendu quand il a acheté son scooter et depuis juillet il n'a pas de dépenses habitation.
Bref, aujourd'hui, l'argent est devenu source de préoccupation importante dans ma famille et forcément ça a déteint sur moi.
Si je n'ai pas de difficulté financière particulière (comme Lil'bro, à tout zazard), j'atteins un âge (moquez-vous où oui, j'aimerais bien me projeter dans l'avenir. Han, la claque, on dirait que j'ai pris 15 ans d'un coup.
Récemment, je suis allée chez une collègue qui s'est séparée de son copain. Ultra contente, elle avait trouvé un studio pour 500€ à Paris de 23-25 mètres carré. Et en entrant, le choc.
Le truc un peu étudiant de base, micro cuisine, petit lit, à peine la place d'un canap' monoplace. Je ne critique absolument pas. C'est juste que je me suis dit, merde, elle a trente ans, elle a un taff, on gagne pareil, et elle se retrouve dans un truc "étudiant".
C'est là que j'ai réalisé que non, vivre indéfiniment à Paris ou alentours, c'était impossible.
J'ai beaucoup réfléchi.
D'accord, je triche, "on" a parlé et ensuite, j'ai réfléchi.
Je m'étais toujours dit qu'une fois agrégée (HAHAHAHAHAHAHAHAHA) je commencerais à réfléchir à l'achat d'un appartement. Evidemment impossible ici.
Même en banlieue.
Sauf que.
Les choses ont changé, et on parle, parfois, de ce qu'on voudrait pour plus tard.
Et même si nous devions nous séparer, je sais que la réflexion menée resterait valable : je veux, un jour, un vrai "chez moi", avec un appartement/maison assez grand(e) pour mes livres, mes lapins, et mon bordel de gribouilleuse. Je ne veux pas rester dans un appart' que je loue qui n'est pas "à moi". J'ai besoin d'espace et surtout, d'un espace à moi.
Ce jour viendra. Quand, je sais pas. Avant, il faut que
- j'ai/j'abandonne l'agreg (dans 2 ans je ne pourrai plus la passer, car il faudra impérativement un M2, que je n'ai pas, lolz). On m'a déjà suggéré de passer un M1/M2 en correspondance/alternance à la fac et j'ai eu envie de pleurer. Clairement, rédiger un mémoire, non, je n'en suis pas capable (bien pour ça que je n'ai pas eu mon M1)
- je me décide à vraiment passer le permis.
Une fois en possession du papier rose (dans dix ans, donc) je pourrai envisager une mutation dans une région pas désertique mais où les loyers sont plus humains/décents. Ca existe.
Pour rigoler, j'ai consulté les annonces immobilières de Troyes. HAHALOLZ. Hum...
Et donc, une fois mutée (dans vingt ans, donc...) je pourrai envisager l'achat d'un chez moi. J'aurai alors besoin d'un certain pécule pour ne pas m'engager sur un crédit de 140 ans. Donc, besoin de mettre de côté, d'où ce retour d'obsession monétaire. Voilà.
J'ai donc ce projet en tête. Un projet de vieille, oui.
N'empêche, c'est mon projet.
Sinon, rien à voir mais j'ai passé ma matinée à badigeonner 46 micro toiles de 5cm*5cm en vert pétant, histoire de pouvoir faire un Space Invader (vous aurez une photo quand ça sera sec) (en attendant, photo du "brouillon" :
). Comme à chaque fois que je retouche à un pinceau/crayon, j'ai eu une furieuse envie d'envoyer valser tous mes cours de merde, de tout arrêter, histoire de pouvoir faire ce qui me plaît vraiment (càd, déprimer devant une toile zgribouillée et/ou boire un énorme mug de thé chaï super épicé en lisant de vrais bouquins).
Je n'ai pas encore dit à monsieur ni à ma famille que dans deux ans, je ne pourrai plus essayer de passer le concours. Je n'ose pas. Mais il va bien falloir, un jour.
Peut-être.
Well then. Time to go back working on my thème-version.
Yay.
- Guetter anxieusement l'arrivée du salaire.
- Être payée.
- Calculer minutieusement le montant nécessaire pour toutes les sorties d'argent obligatoires : factures gaz+électricité, impôts, loyer, téléphone+internet, dons divers, assurances, frais banque, virement sur le PEL.
- Déduire cette somme du salaire versé.
- Déduire 250.
- Verser tout le reste sur le compte d'épargne.
Félicitations ! Vous avez épargné ... € !
Il vous reste donc 250 € pour survivre jusqu'à la prochaine paye.
Soit environ 60€ / semaine.
Si vous êtes raisonnable c'est amplement suffisant.
...
Voilà, c'est cette méthode que je mets en application dès aujourd'hui, histoire d'essayer de mettre de côté, un peu. Quand je regarde mes comptes des 2 derniers mois, je vois une somme colossale (enfin, c'est relatif) perdue dans des conneries inutiles. Il était donc temps que je me reprenne en main.
Quant à Noël, je ne ferai pas de cadeau. Enfin, très restreints.
Pôpa, môman, frangin, cousine+mari, neveu, mamie 1, mamie 2, monsieur.
Budget max dans l'ordre : 40, 40, 30, 30, 20, 30, 30, 50 = 270 maximum.
... Ok, 300, histoire d'avoir une marge.
C'est moins que les deux cadeaux réunis pour M., l'année dernière (pochette en cuir + dîner restaurant cuisine française médiévale).
J'attendrai fin novembre (sauf si je tombe sur une super occasion) car NORMALEMENT je toucherai mes heures supp' en novembre + le rappel de septembre et octobre (il va être bien, le mois de nov.. ah non, je dois é-co-no-mi-ser, faudra pas que je cède à la tentation de tout claquer mais que je foute tout sur l'épargne)
J'éprouve une satisfaction étrange à contempler mes comptes épargne (oui j'en ai plusieurs : PEL ouvert dans banque 2 par mes grands parents que j'alimente à raison de 100€/mois, Livret A dans banque 1 ouvert depuis X années qui me sert de réserve d'urgence quand je dois avancer des frais imprévus (dents (hahaha), anciennement : déménagement, ameublement ..., bouquins de l'agreg (j'enairasleculrasleculraslecul)) et enfin LDD dans banque 1 aussi, qui me sert de compte sur lequel je verse les mensualités pour la taxe d'habitation, n'ayant pas réussi à la faire prélever mensuellement, et autres petites sommes épargnées ça et là)
C'est le livret A qui me sert le plus évidemment et s'il est relativement maigre en ce moment (haaaa les conneries que j'achète... me maudis...) j'ai fermement l'intention de le remplumer, et vite (enfin, vite, comme je peux hein, je peux pas me faire payer des notes de frais de 600€, moi)
Pourquoi ce retour d'obsession pécuniaire ?
J'ai, depuis que je travaille (5 ans, donc, environ) toujours entendu ma mère se plaindre du manque d'argent.
Evidemment, nous n'avons jamais été dans une misère totale et bien des fois, j'ai essayé de lui faire comprendre que non, nous n'étions pas pauvres, ce n'est pas parce qu'on ne partait pas au ski qu'on était sans-le-sou, mais dans son esprit, oui, nous étions une famille aux revenus moyens qui tendent vers le bas.
Mes parents ont connu une période "faste", où la librairie de mon père suffisait à gagner assez d'argent pour que ma mère s'arrête de travailler SEPT ANS pour nous élever, mon frère et moi. Nous partions alors en vacances chaque été, avec mes parents et mes grands-parents, et ma grand-mère maternelle pouvait se payer des séjours de 2 semaines dans un hôtel à Brides les bains, et laisser 250€ de pourboire à la femme de chambre en partant. Incredibeul. Donc, dure réalité pour ma mère de nos jours.
Aujourd'hui, mon père a fermé la libraire, et gagne environ 800€ par mois et il est bien chanceux car, senior sans diplôme, c'était chaud, très honnêtement je pensais qu'il ne trouverait rien et je suis ultra méga reconnaissante à qui de droit.
Ma mère continue de bosser et s'inquiète déjà pour sa retraite : si elle touche 1.000€ ça sera déjà beau. La retraite de mon père, n'en parlons pas, il a été commerçant, donc rien, que dalle, walou.
Mon frère bosse aussi mais le mois dernier, ce crétin a frôlé un interdit bancaire (1.200€ de découvert. MILLE DEUX CENT EUROS PUTAIN) (sombre histoire de crédit d'achat de scooter + réparations du-dit scooter à cause de mecs bourrés à Marseille qui ont pété tous les deux-roues et PUTAIN DE FLEMME DE LIL'BRO qui n'a pas fait les démarches pour se faire rembourser par l'assurance, et (comme sa soeur) achat de conneries). Tout ça en ne payant pas de loyer, hein, vu qu'il "loue" l'ancien appart' de ma grand-mère. A la base il devait payer 500 de loyer mais ce loyer a été suspendu quand il a acheté son scooter et depuis juillet il n'a pas de dépenses habitation.
Bref, aujourd'hui, l'argent est devenu source de préoccupation importante dans ma famille et forcément ça a déteint sur moi.
Si je n'ai pas de difficulté financière particulière (comme Lil'bro, à tout zazard), j'atteins un âge (moquez-vous où oui, j'aimerais bien me projeter dans l'avenir. Han, la claque, on dirait que j'ai pris 15 ans d'un coup.
Récemment, je suis allée chez une collègue qui s'est séparée de son copain. Ultra contente, elle avait trouvé un studio pour 500€ à Paris de 23-25 mètres carré. Et en entrant, le choc.
Le truc un peu étudiant de base, micro cuisine, petit lit, à peine la place d'un canap' monoplace. Je ne critique absolument pas. C'est juste que je me suis dit, merde, elle a trente ans, elle a un taff, on gagne pareil, et elle se retrouve dans un truc "étudiant".
C'est là que j'ai réalisé que non, vivre indéfiniment à Paris ou alentours, c'était impossible.
J'ai beaucoup réfléchi.
D'accord, je triche, "on" a parlé et ensuite, j'ai réfléchi.
Je m'étais toujours dit qu'une fois agrégée (HAHAHAHAHAHAHAHAHA) je commencerais à réfléchir à l'achat d'un appartement. Evidemment impossible ici.
Même en banlieue.
Sauf que.
Les choses ont changé, et on parle, parfois, de ce qu'on voudrait pour plus tard.
Et même si nous devions nous séparer, je sais que la réflexion menée resterait valable : je veux, un jour, un vrai "chez moi", avec un appartement/maison assez grand(e) pour mes livres, mes lapins, et mon bordel de gribouilleuse. Je ne veux pas rester dans un appart' que je loue qui n'est pas "à moi". J'ai besoin d'espace et surtout, d'un espace à moi.
Ce jour viendra. Quand, je sais pas. Avant, il faut que
- j'ai/j'abandonne l'agreg (dans 2 ans je ne pourrai plus la passer, car il faudra impérativement un M2, que je n'ai pas, lolz). On m'a déjà suggéré de passer un M1/M2 en correspondance/alternance à la fac et j'ai eu envie de pleurer. Clairement, rédiger un mémoire, non, je n'en suis pas capable (bien pour ça que je n'ai pas eu mon M1)
- je me décide à vraiment passer le permis.
Une fois en possession du papier rose (dans dix ans, donc) je pourrai envisager une mutation dans une région pas désertique mais où les loyers sont plus humains/décents. Ca existe.
Pour rigoler, j'ai consulté les annonces immobilières de Troyes. HAHALOLZ. Hum...
Et donc, une fois mutée (dans vingt ans, donc...) je pourrai envisager l'achat d'un chez moi. J'aurai alors besoin d'un certain pécule pour ne pas m'engager sur un crédit de 140 ans. Donc, besoin de mettre de côté, d'où ce retour d'obsession monétaire. Voilà.
J'ai donc ce projet en tête. Un projet de vieille, oui.
N'empêche, c'est mon projet.
Sinon, rien à voir mais j'ai passé ma matinée à badigeonner 46 micro toiles de 5cm*5cm en vert pétant, histoire de pouvoir faire un Space Invader (vous aurez une photo quand ça sera sec) (en attendant, photo du "brouillon" :
). Comme à chaque fois que je retouche à un pinceau/crayon, j'ai eu une furieuse envie d'envoyer valser tous mes cours de merde, de tout arrêter, histoire de pouvoir faire ce qui me plaît vraiment (càd, déprimer devant une toile zgribouillée et/ou boire un énorme mug de thé chaï super épicé en lisant de vrais bouquins).
Je n'ai pas encore dit à monsieur ni à ma famille que dans deux ans, je ne pourrai plus essayer de passer le concours. Je n'ose pas. Mais il va bien falloir, un jour.
Peut-être.
Well then. Time to go back working on my thème-version.
Yay.
mercredi 2 octobre 2013
[F] 106
106.
C'est le nombre de points fautes que j'ai eus à ma version. Ups. 16 fautes moyennes à 4pts, le reste à 2 pts (petites fautes). Encourageant de voir qu'il n'y avait pas de grosses fautes à 6 ou 8 points mais quand même. Ma collègue a fait 16 fautes à 4 pts aussi, je ne sais pas si c'est bon ou mauvais signe.
Voici ce que j'avais fait (avec aide, vu que c'était le premier devoir, elle nous a demandé de prendre du temps, de réfléchir, de ne pas le faire en temps d'épreuve, donc encore plus flippant dans un sens, 106 pts fautes en ayant pu réfléchir et tout et tout.... >_<) :
Bilan : va vraiment falloir que je bosse la trad' ...
j'aimerais détailler plus, mais je n'ai pas le temps ni l'envie. Ecrire un billet de blog me demande pas mal de temps, je m'en rends compte, je ne pense donc pas pouvoir continuer à écrire longtemps.
On verra.
Voici ce que j'avais fait (avec aide, vu que c'était le premier devoir, elle nous a demandé de prendre du temps, de réfléchir, de ne pas le faire en temps d'épreuve, donc encore plus flippant dans un sens, 106 pts fautes en ayant pu réfléchir et tout et tout.... >_<) :
In
the middle of the garden, the wooden gloriette stands erected, finely crafted
like a moucharaby. Ivy and honeysuckle are entwined together, taking the shape
of a dome where the green colour shifts in hues, from an almost black shade to
the light tint of a pistachio green, of a pale apple-green. Then, according to
the time of day and season, the green shifts in bronze, blueish, golden,
absinthe tones.
Now
that the afternoon comes to an end, its shade is filled with different
scents, it shivers and rustles with
a soft wind blowing and bees buzzing. It has the roundness and the richness of
a woman’s breast. In this lukewarm tiny green world, full of honeyed scents,
Charlam is sipping cold tea. It is an almost pitch black tea, in which some
drops of lemon have been added, hence its garnet colour glints. He is having some sugar dissolve, cube
after cube, in a teaspoon which he lays on the beverage’s edge. Once the white sugar cube has turned
into an ochre rounded oval lump, he brings the spoon to his lips and slowly
swallow its liquid content. ‘How many grains of sugar can there be in this
dissolving cube? he wonders, while enjoying his sip. ‘Are there as many grains
as days I have lived until today ? Fewer, more?’
He
closes his eyes, dozing off for a while. His memory melts away, in the manner
of the sugar lump moistened with tea, and dissolves in tiny grains, but it is
now shreds of images, of feelings, of memories. All these remnants are from the past, for the present time
hardly comes to visit him when he dreams. However, it keeps him company when he
is awake. For he has lost nothing of his splendor, on the contrary. The older
he grows, the wiser he becomes.
Bilan : va vraiment falloir que je bosse la trad' ...
j'aimerais détailler plus, mais je n'ai pas le temps ni l'envie. Ecrire un billet de blog me demande pas mal de temps, je m'en rends compte, je ne pense donc pas pouvoir continuer à écrire longtemps.
On verra.
jeudi 1 août 2013
13. Rapidité
Comme je le disais, je fais un grand ménage et j'en profite pour faire un gigantesque tri. J'ai jeté environ une vingtaine de poubelles (si si) et j'ai gagné beaucoup (c'est relatif) de place. Je continue sur la lancée, ça me fait du bien de jeter. Je me débarrasse ainsi de mon ancienne vie dont j'ai désormais plutôt honte. Mais j'espère que cela me servira de leçon...
Ne reste plus que le dressing à nettoyer - ranger mais je fais une pause. Le salon + la chambre m'ont tué le dos hier et avant-hier donc aujourd'hui, je me suis bichonnée et j'ai fini ma paperasse (confirmation du changement de bail, souscription d'une assurance, déblocage d'une option concernant ma banque, blablabla). Je suis juste sortie pour aller donner mes vieux médicaments à la pharmacie (là aussi, j'en ai jeté, un gros paquet de médocs périmés ! Pourquoi je garde des sirop pour la toux qui datent de 2009 ??) et je me suis pris LE soleil de midi qui crame, mais bon .
Hier, on a rapidement jeté un coup d'oeil au dressing et je me suis dit que ce serait bien que je me débarrasse d'un gros appareil de fitness que je n'ai que rarement utilisé. Il avait des doutes quant à la façon de s'en débarrasser et je l'ai rassuré : Je vais le donner, ça va partir. -T'es sûre ? Y'a vraiment des gens qui viendraient récupérer ça ? -Oh oui, quand tu donnes, ça part. L'objet en question était une vieille plateforme vibrante. Elle marche mais honnêtement, je n'ai jamais vu de résultats et puis ça fait bien trop de bruit. Donc.
Ce matin, je prends en photo la chose, poste l'annonce. Elle est publiée à 12h26, et à 12h38 une nana appelle et me confirme qu'elle passera avant 15h. Wah. Même moi je ne pensais pas que ça partirait si vite.
En tout cas, ça y est, je vois le bout.
J'ai eu la confirmation que je serai en formation pour l'agreg interne (pas pratique du tout leur machin pour vérifier le statut des formations...) donc je me remets au boulot dès aujourd'hui. Youpi.
Ne reste plus que le dressing à nettoyer - ranger mais je fais une pause. Le salon + la chambre m'ont tué le dos hier et avant-hier donc aujourd'hui, je me suis bichonnée et j'ai fini ma paperasse (confirmation du changement de bail, souscription d'une assurance, déblocage d'une option concernant ma banque, blablabla). Je suis juste sortie pour aller donner mes vieux médicaments à la pharmacie (là aussi, j'en ai jeté, un gros paquet de médocs périmés ! Pourquoi je garde des sirop pour la toux qui datent de 2009 ??) et je me suis pris LE soleil de midi qui crame, mais bon .
Hier, on a rapidement jeté un coup d'oeil au dressing et je me suis dit que ce serait bien que je me débarrasse d'un gros appareil de fitness que je n'ai que rarement utilisé. Il avait des doutes quant à la façon de s'en débarrasser et je l'ai rassuré : Je vais le donner, ça va partir. -T'es sûre ? Y'a vraiment des gens qui viendraient récupérer ça ? -Oh oui, quand tu donnes, ça part. L'objet en question était une vieille plateforme vibrante. Elle marche mais honnêtement, je n'ai jamais vu de résultats et puis ça fait bien trop de bruit. Donc.
Ce matin, je prends en photo la chose, poste l'annonce. Elle est publiée à 12h26, et à 12h38 une nana appelle et me confirme qu'elle passera avant 15h. Wah. Même moi je ne pensais pas que ça partirait si vite.
En tout cas, ça y est, je vois le bout.
J'ai eu la confirmation que je serai en formation pour l'agreg interne (pas pratique du tout leur machin pour vérifier le statut des formations...) donc je me remets au boulot dès aujourd'hui. Youpi.
samedi 22 juin 2013
2. Décrassage
Non, je ne me suis pas lavée après 87 jours de transpiration.
Non, je ne me suis pas remise au sport après 87 ans d'arrêt.
Non, je n'ai pas fait de jeûne à la con pour épurer mon organisme.
J'ai juste recommencer à apprendre des choses par coeur. Oui, par coeur, comme quand j'étais gamine et que ma mère me faisait réciter mes tables de multiplication dans la cuisine, pendant que je finissais mon pain au chocolat. 8*7 ? 6*4 ? 7*9 ? 8*8 ? C'était une torture mais ça a marché, des années après c'est (presque) toujours aussi automatique. En revanche, si on me demande Indépendance de l'Inde ? Indépendance du Kenya ? je sèche et pars me cacher, alors que je les avais (mal) apprises « par coeur » pour l'épreuve de civilisation. Je n'ai jamais caché que j'avais une très mauvaise mémoire, assez handicapant quand on est prof et qu'on veut passer un concours un peu hardos. Et quand les gens disent que j'exagère, je soupire. Mon film préféré (oui, j'en ai un) ? Je sais l'histoire mais suis incapable de me rappeler des prénoms des personnages. Mon livre préféré ? Pareil. Je ne me souviens que de l'Infante. J'ai lu d'innombrables biographies de De Vinci. Je suis incapable de dire où/quand il est né ou de citer plus de 2 de ses oeuvres. On voit ici que ce n'est pas vraiment un problème de manque d'intérêt. Je parle de choses, ici, que j'aime, mais peu importe, ça ne change pas grand chose, j'oublie beaucoup.
Je ne sais pas quand j'ai eu le capes et suis obligée de recalculer à chaque fois, j'avais oublié le nom de l'avocat de A Tale of Two Cities, oeuvre de l'agreg 2013 et 2014 de Dickens que j'ai adorée et ai relue et étudiée toute une année, quant à celle de Shakespeare, n'en parlons pas, j'ai mis 2 minutes à me souvenir du Duke, d'Angelo et Juliet, mais suis incapable de ressortir le nom du personnage féminin principal. Bien.
Jusqu'à présent, je me suis toujours un peu moquée de ce cerveau trop mou que j'ai laissé fondre de plus en plus chaque année. Sauf que là, ça me lourde. Le fait de devoir aller chercher le nom de Sydney Carton dans le bouquin a déclenché une espèce de gros déclic. Quoi, j'adore ce bouquin, j'adore ce perso... et je ne me rappelle plus de son nom alors que ça fait même pas 3 mois que je l'ai relu pour la 4ème fois ? Sans compter les articles, dossiers, analyses lues, relues, sur lui ? Ca m'a choquée. Perturbée.
Alors, comme je lis un peu partout dans n'importe quel magasine de sciences pour enfant que le cerveau est un MUSCLE, je me suis décidée à le décrasser. Comment ?
En recommençant, donc, à apprendre par coeur.
Quoi ?
Des mots de vocabulaire.
J'apprends donc tous les jours une page (enfin, une feuille vu que c'est resto-verso) du Mot et l'idée 2. Forcément, y'a beaucoup de mots que je connais, mais d'autres, non, ou alors, que j'avais oubliés, forcément. Pour l'instant, je tiens le rythme. Ca me fait du bien. J'espère juste que j'arriverai à continuer.
J'ai fini la première lecture de toutes les oeuvres nouvelles et suis dépitée, aucun coup de coeur, je ne trouve que très peu d'intérêt à Evelina et The House of Mirth (en dépit de sa fin sympathique). Quant aux poèmes de HD, il y a pour l'instant beaucoup trop de références religieuses et mythologiques et historiques (dieux égyptiens, grecs et romains, trinité chrétienne, réf. deuxième guerre mondiale, C'EST LE BORDEL) pour que je m'en sorte. Et les mots ne « chantent » pas vraiment pour moi, donc c'est nul.
Mis à part Dickens, donc, aucune oeuvre littéraire ne me plaît, quant à la civi, les années 60 en civi US ont été remplacées par les années Roosevelt, intéressant. Mais on garde la décolonisation en UK.
Je me remets donc, tranquillement, à bosser l'agreg. On verra bien.
Non, je ne me suis pas remise au sport après 87 ans d'arrêt.
Non, je n'ai pas fait de jeûne à la con pour épurer mon organisme.
J'ai juste recommencer à apprendre des choses par coeur. Oui, par coeur, comme quand j'étais gamine et que ma mère me faisait réciter mes tables de multiplication dans la cuisine, pendant que je finissais mon pain au chocolat. 8*7 ? 6*4 ? 7*9 ? 8*8 ? C'était une torture mais ça a marché, des années après c'est (presque) toujours aussi automatique. En revanche, si on me demande Indépendance de l'Inde ? Indépendance du Kenya ? je sèche et pars me cacher, alors que je les avais (mal) apprises « par coeur » pour l'épreuve de civilisation. Je n'ai jamais caché que j'avais une très mauvaise mémoire, assez handicapant quand on est prof et qu'on veut passer un concours un peu hardos. Et quand les gens disent que j'exagère, je soupire. Mon film préféré (oui, j'en ai un) ? Je sais l'histoire mais suis incapable de me rappeler des prénoms des personnages. Mon livre préféré ? Pareil. Je ne me souviens que de l'Infante. J'ai lu d'innombrables biographies de De Vinci. Je suis incapable de dire où/quand il est né ou de citer plus de 2 de ses oeuvres. On voit ici que ce n'est pas vraiment un problème de manque d'intérêt. Je parle de choses, ici, que j'aime, mais peu importe, ça ne change pas grand chose, j'oublie beaucoup.
Je ne sais pas quand j'ai eu le capes et suis obligée de recalculer à chaque fois, j'avais oublié le nom de l'avocat de A Tale of Two Cities, oeuvre de l'agreg 2013 et 2014 de Dickens que j'ai adorée et ai relue et étudiée toute une année, quant à celle de Shakespeare, n'en parlons pas, j'ai mis 2 minutes à me souvenir du Duke, d'Angelo et Juliet, mais suis incapable de ressortir le nom du personnage féminin principal. Bien.
Jusqu'à présent, je me suis toujours un peu moquée de ce cerveau trop mou que j'ai laissé fondre de plus en plus chaque année. Sauf que là, ça me lourde. Le fait de devoir aller chercher le nom de Sydney Carton dans le bouquin a déclenché une espèce de gros déclic. Quoi, j'adore ce bouquin, j'adore ce perso... et je ne me rappelle plus de son nom alors que ça fait même pas 3 mois que je l'ai relu pour la 4ème fois ? Sans compter les articles, dossiers, analyses lues, relues, sur lui ? Ca m'a choquée. Perturbée.
Alors, comme je lis un peu partout dans n'importe quel magasine de sciences pour enfant que le cerveau est un MUSCLE, je me suis décidée à le décrasser. Comment ?
En recommençant, donc, à apprendre par coeur.
Quoi ?
Des mots de vocabulaire.
J'apprends donc tous les jours une page (enfin, une feuille vu que c'est resto-verso) du Mot et l'idée 2. Forcément, y'a beaucoup de mots que je connais, mais d'autres, non, ou alors, que j'avais oubliés, forcément. Pour l'instant, je tiens le rythme. Ca me fait du bien. J'espère juste que j'arriverai à continuer.
J'ai fini la première lecture de toutes les oeuvres nouvelles et suis dépitée, aucun coup de coeur, je ne trouve que très peu d'intérêt à Evelina et The House of Mirth (en dépit de sa fin sympathique). Quant aux poèmes de HD, il y a pour l'instant beaucoup trop de références religieuses et mythologiques et historiques (dieux égyptiens, grecs et romains, trinité chrétienne, réf. deuxième guerre mondiale, C'EST LE BORDEL) pour que je m'en sorte. Et les mots ne « chantent » pas vraiment pour moi, donc c'est nul.
Mis à part Dickens, donc, aucune oeuvre littéraire ne me plaît, quant à la civi, les années 60 en civi US ont été remplacées par les années Roosevelt, intéressant. Mais on garde la décolonisation en UK.
Je me remets donc, tranquillement, à bosser l'agreg. On verra bien.
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